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Sortie du n°8 – Vendredi 30 septembre

J-10 pour le numéro 8, Tenez vous prêtes et prêts !

Trois ans après la sortie de notre numéro pilote, nous avons diversifié nos formats d’articles de manière à permettre plusieurs types de lecture, et satisfaire nos lecteurs dans leur soif de critique mais aussi d’enquêtes et de propositions politiques et sociales. En 56 pages et pour 4€70, ce nouveau numéro contient :

UN REPORTAGE :  Vous pouvez en croisez dans la plupart des grandes villes de France et d’Europe. Des jeunes gens à vélo, sac cubique sur le dos et conduite nerveuse, livrant des particuliers en plats de restaurant. A priori isolés, mis en concurrence les uns les autres et exploités à cause du statut trompeur d’auto-entrepreneur, les coursiers parisiens ont pris le chemin de la contestation après la faillite d’une de leur plate-forme, Take Eat Easy. Nous vous racontons l’histoire du « Collectif coursier » francilien et de son initiateur, Matthieu, qui combat l’ubérisation. // L’esprit coursier contre le capitalisme – Quand les ex-coursiers de l’entreprise Take Eat Easy menacent l’uberisation du travail

LA CRITIQUE D’UN DISCOURS : “La politique je n’y connais rien” – Lors du référendum sur le Brexit comme lors de la plupart des rares référendums en Europe, les élites politiques, médiatiques et intellectuelles critiquent la participation du peuple aux décisions. Celui-ci ne serait pas assez compétent face au monde “complexe” dans lequel nous vivons. Mais elles ne sont pas les seules à dire ça : beaucoup de nos concitoyens sont persuadés qu’ils ne peuvent pas avoir d’avis politique valable. C’est faux et cet article démontre pourquoi. // “La politique je n’y connais rien” – Pourquoi la compétence politique n’existe pas

UNE ENQUÊTE : “Une banque qui appartient à ses clients, ça change tout”, tel est le slogan de certaines banques mutualistes qui prétendent défendre des valeurs différentes, plus humaines et moins capitalistes. Est-ce vrai ? Devrait-on faire davantage confiance au Crédit mutuel plutôt qu’à la BNP ? Cette enquête montre que les banques mutualistes n’ont pas grand-chose de différent des banques ordinaires et explique comment l’idéal mutualiste a été dévoyé. Une banque démocratique ça serait tout autre chose. // Une banque qui appartient à ses clients, ça ne change rien – Enquête sur la normalisation des banques mutualistes

UN MOT-CLÉ : “Il faut baisser les charges sociales pour réduire le chômage” – Les “charges” sociales, en réalité cotisations sociales donc salaire différé, sont accusées de tous les maux. Régulièrement on entend des patrons se plaindre du coût des cotisations sociales, et des politiques prétendre que leur baisse résoudra tout. A l’approche des présidentielles, nous vous livrons une démonstration claire et réutilisable, pour convaincre tous ceux qui sont prêts à sacrifier leurs droits essentiels pour l’hypothétique bon fonctionnement d’une économie qui leur en demandera toujours plus. // Arnaque au coût du travail – Pourquoi la baisse des cotisations sociales ne créera pas d’emploi

UN TÉMOIGNAGE : Comment parvenir à avoir des représentants à l’Assemblée nationale lorsque vous faites partie d’une organisation politique montante ? C’est quasi-impossible. Nos institutions sont dédiées au bipartisme et ne tolèrent que les satellites du PS et des Républicains. Pour ceux qui veulent jouer un rôle dans la vie politique française, c’est un énorme casse-tête qui commence, où la compromission avec les forces existantes reste en l’état la seule solution. C’est ce que nous explique un membre d’un petit parti politique préparant les législatives de 2017, pour qui seul un bouleversement profond de nos institutions permettra de nous débarrasser des deux cartels qui nous gouvernent depuis près d’un demi-siècle. // La preuve que nous ne sommes pas en démocratie – Comment les élections législatives assurent le monopole du PS et de LR sur notre vie politique

UN OBJET : Si pour vous “jeu de société” rime avec affrontement de petits soldats rouges et jaunes ou construction d’hôtels de luxe rue de la Paix, alors vous serez heureux d’apprendre qu’il existe une alternative à ces jeux compétitifs : les jeux de sociétés coopératifs permettent aux joueurs de poursuivre un objectif commun et de travailler ensemble. On pourrait croire que c’est niais, ennuyeux et moins stimulant pour l’esprit que de chercher à ruiner son adversaire, mais non : cet article sur le jeu d’artificiers Hanabi décrit un jeu social, démocratique et passionnant. // Hanabi, la coopération en jeu.

UNE QUESTION QUOTIDIENNE : Vous aussi vous avez le sentiment que la vie est de plus en plus chère ? Que du logement à la nourriture, c’est plutôt rude pour votre portefeuille et ça le sera sans doute encore plus pour vos enfants ? Pourtant les indicateurs statistiques disent plutôt l’inverse : notre pouvoir d’achat aurait augmenté. Alors d’où vient cette impression ? Elle est bien réelle, si l’on considère des évolutions majeures dont cet article fait la synthèse. // Pourquoi vivons-nous moins bien que nos parents ? – La vie chère est un choix politique

Sur le chemin du collectif : quelques heures avec des sociétaires de la librairie coopérative Les Volcans

Désireux d’en savoir plus sur le fonctionnement de la société coopérative, que nous pensons pouvoir devenir l’une des bases d’un nouveau modèle économique non capitaliste, il nous a paru naturel de nous tourner vers une librairie avec qui nous travaillons depuis longtemps, Les Volcans, à Clermont-Ferrand. Cette institution de la ville, qui avait fermé en février 2014 suite à la liquidation judiciaire du groupe Chapitre, a été reprise par une douzaine de salariés qui sont aujourd’hui les heureux sociétaires d’une librairie coopérative qui a rouvert en août 2014 et qui marche. Ils seront bientôt rejoints en tant que sociétaires par les 24 salariés. Nous avons donc dépêché un membre de notre collectif à la rencontre de deux libraires, avec une montagne de questions. Valériane et Philippe lui ont expliqué l’histoire de la Scop et son fonctionnement. Nous avons retenu principalement les spécificités de l’entreprise coopérative et non ce qui relève de l’expérience du collectif, que beaucoup de personnes peuvent connaître par l’engagement dans des associations ou autre. Il a beaucoup été question de partage : partage d’une aventure, mais aussi partage du capital, de la décision et des compétences.

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De la laiterie à nos assiettes : enquête sur une agriculture prisonnière des grands groupes

La crise des producteurs du lait et leur conflit avec le groupe Lactalis n’a été qu’un épisode dans la descente aux enfers de l’agriculture française. Lors de ces crises, on entend parler de beaucoup de choses qu’il est difficile à comprendre : la fixation des prix, le rôle de la grande distribution, des divers intermédiaires. Les questions agricoles semblent techniques et pourtant on sent bien qu’il y a quelque chose qui cloche. Dans Frustration n°7, nous nous sommes penchés sur l’agriculture et nous avons décidé de faire un état des lieux de son fonctionnement et de sa crise, tout en cherchant les responsables. Nous diffusons cet extrait de notre enquête « Comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation #2 : Enquête sur l’agriculture capitaliste sous perfusion », consacré à l’état de l’agriculture et les principales causes du drame écologique, social et économique qu’elle traverse. Sans surprise, les responsables ne sont ni les producteurs ni une seule entreprise : c’est toute la transformation capitaliste et néolibérale de l’agriculture qui est en train de rendre notre production de plus en plus absurde et dangereuse pour les agriculteurs, les consommateurs et les citoyens de France et du monde.

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Les riches à l’assaut des côtes. Petits arrangement avec la loi Littoral

On réservait autrefois le nom de « 50 pas du roi » à la bande littorale que s’octroyait le souverain pour se défendre des incursions ennemies et d’où les particuliers étaient interdits de séjour. Au 16ème siècle, toujours préoccupé par la défense du territoire, l’État français définit un statut privilégié pour ses côtes qu’il déclare inaliénables et inviolables. Aujourd’hui, ce ne sont plus des troupes ennemies qui menacent de débarquer mais toute une faune nouvelle qui a envahi le littoral : promoteurs immobiliers, retraités privilégiés, bourgeois en résidence d’été, hôteliers et plagistes en tout genre se bousculent sur le sable et les galets. Pour se protéger des dégâts de l’urbanisation effrénée, la France s’est pourtant dotée d’une loi Littoral encadrant fortement le développement des activités économiques et touristiques sur ses côtes. Mais, outre ses insuffisances de départ, cette loi affronte l’opposition des nombreux exploitants et souffre d’une application irrégulière. Surtout, elle ne peut contrecarrer les phénomènes de ségrégation spatiale qui voient les riches s’approprier certaines portions du littoral, excluant les plus modestes du fait de l’augmentation des prix de l’immobilier. En revenant sur son historique et ses manquements actuels, on peut utilement rappeler les dangers qui pèsent sur cette législation protectrice du littoral dont plusieurs bilans récents pointent le dépeçage progressif entrepris par les lobbies économiques et les politiques qui les soutiennent. L’attractivité du littoral met en lumière des luttes territoriales qui reposent la question de l’extension du domaine public et des limites de l’appropriation privée des espaces communs.

La Suite

Merci à nos 62 abonnés et à nos lecteurs réguliers !

En quelques mois, 62 personnes ont choisi de recevoir chaque nouveau Frustration à sa sortie. Nous les en remercions chaleureusement car l’abonnement est pour une revue comme la nôtre un bon moyen d’assurer notre stabilité financière mais c’est aussi une vraie preuve de reconnaissance de la qualité de notre travail. De plus, les commandes web montrent qu’un grand nombre de lecteurs achètent chaque nouveau numéro de Frustration. Merci à tous pour votre fidélité et merci aussi à ceux qui achètent notre revue dans l’une des 40 librairies indépendantes avec qui nous travaillons. Il faut noter aussi que très régulièrement nos anciens numéros sont aussi lus et achetés : ainsi, chaque exemplaire finit par trouver un acquéreur et notre association ne fait pas moisir dans un coin le moindre exemplaire. On est loin des grosses publications magazines qui mettent en moyenne plus de la moitié de leur stock au pilon !

Une nouvelle à vous communiquer : puisque notre écriture et notre ligne semble plaire, et parce que nous avons vraiment pris goût à ce que nous avions commencé à faire comme une activité associative bénévole, nous souhaitons développer notre activité. Nous pensons en ce moment à créer une maison d’édition (au statut de coopérative, c’est important pour nous) afin d’augmenter le tirage de Frustration et publier des livres. Nous y réfléchissons cet été mais nous aimerions des livres qui ont les qualité de Frustration : une forte lisibilité, un format accessible, une ligne éditoriale exigeante. Et si un jour nous pouvions nous salarier avec notre travail, ça serait formidable, car cela nous dégagerait le temps dont nous manquons avec nos emplois à plein temps. Mais tout ça reste à voir. En attendant, si vous avez des conseils à nous donner pour ce projet, des idées de ce comment vous aimeriez voir Frustration évoluer, n’hésitez pas à nous contacter ! Une adresse mail : redaction@frustrationlarevue.fr 

La rédaction

Il n’y a pas de lézards mais il y a bien des capitalistes – Comment anti-complotistes et conspirationnistes empêchent la critique des élites

En mars dernier, le magazine Society bombardait les transports en commun de la couverture de son 27e numéro : un doigt accusateur pointé vers nous accompagné du titre : « Enquête : On vous ment ? Comment le complotisme est devenu l’idéologie dominante ». Ce titre alarmiste montre à quel point les « théories du complot » sont devenus l’objet de prédilection des journalistes mais aussi des politiques qui s’emploient à dénoncer leur multiplication. Le ministère de l’Éducation nationale a ainsi mis en place une série de mesures pour lutter contre leur diffusion dans les établissements scolaires. On apprend sur le site Internet dédié[1] que les enseignants doivent impérativement lutter contre tout discours qui décrirait le cours des événements dans le monde (attentats, guerres, mesures politiques, etc.) comme étant manipulé par un groupe caché d’individus. Cette dénonciation du complotisme a la vertu de lutter contre les explications racistes et simplificatrices des choses : on lutte ainsi contre la propension des jeunes à croire que derrière chaque attentat en France il y aurait « les juifs ». Le problème c’est qu’en luttant contre les explications les plus simplistes on élimine au passage des théories réalistes mais qui décrivent elles aussi quelque chose comme l’action concertée d’un groupe d’individus contre l’intérêt général. Ainsi, si l’on parle par exemple de l’action – pourtant avérée – des multinationales pour orienter la recherche scientifique ou les décisions politiques, on sera complotiste. Si l’on s’interroge sur les raisons véritables des interventions militaires occidentales, on sera complotiste. Si l’on dit que les grands bourgeois ont, en France, tout un tas de connexions politiques et administratives qui leur permettent de promouvoir leurs intérêts financiers et patrimoniaux, on « tombera dans la théorie du complot ». À la longue, cette stigmatisation du complotisme, en mettant dans le même panier des choses qui n’ont pourtant pas le même degré de réalité, discrédite toute critique des élites. Beaucoup trop de gens se retrouvent à devoir se taire plutôt que d’exprimer leur révolte face aux inégalités de pouvoir, pour ne pas être taxés de complotistes. Enseignants, journalistes, sociologues proposent des analyses épurées de toute critique des élites pour ne pas être stigmatisés et subir des sanctions. Comment en est-on arrivé là et comment s’en sortir ?

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SI NOUS NE VOULONS PAS DE LEUR MONDE, QUE VOULONS-NOUS ? – FRUSTRATION N°7

La loi Travail à laquelle s’opposent des centaines de milliers de personnes depuis trois mois n’a pas grand chose pour elle : des effets contre le chômage très discutables, une transgression évidente des grands principes du code du travail, une logique anti-sociale claire et le reniement des nos conquis sociaux les plus fondamentaux. Mais elle a un argument incontournable en sa faveur : dans ce monde concurrentiel et fonctionnant selon la logique du profit, elle est potentiellement indispensable.

Sauf ses milliers d’opposants et nous ne nous sommes pas contentés cette fois-ci de mener une guerre défensive, un combat d’arrière-garde. Nous sommes en train de dessiner les contours d’un monde où la loi Travail serait inutile. Mieux, un monde où la loi Travail figurerait dans la mémoire commune comme la dernière violence infligée au peuple par un ancien régime aux abois.

C’est pour contribuer à la critique du vieux monde et aux propositions pour le nouveau que nous avons réalisé ce numéro 7, dont nous avons la joie de vous annoncer la sortie le vendredi 17 juin. Plus long que d’ordinaire (56 pages), il contient :

UN EDITO : Et si 2016 était le début de la fin des mouvements sociaux défensifs ? Imparfaitement, en ordre dispersé et avec le côté laborieux des Nuit Debout, ne sommes-nous pas enfin en train de dessiner une alternative crédible et pragmatique au capitalisme ? – « En découdre pour reprendre le pouvoir » – 4ème de couverture et ici

UNE ENQUETE : Il y a un an, nous avions enquêté sur les industries agro-alimentaires, leur moyen de contrôle de l’information et de la législation pour nous empêcher d’y voir clair dans notre assiette. Nous avons récidivé sur ce thème en nous interrogeant sur l’agriculture. Comment un système qui nous coûte tant de subventions publiques peut-il aller aussi mal ? Car il est lui aussi à la merci de quelques grandes multinationales.- “Comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation #2 – Enquête sur l’agriculture capitaliste sous perfusion” p. 39

UN DOSSIER : La loi Travail est décrite par les économistes comme une mesure incontournable dans le monde complexe qui nous entoure. Mais qui sont ces nouveaux grands prêtres qui nous prodiguent leurs prophéties ? Pour se désintoxiquer de leurs discours, nous donnons quelques conseils pour sortir du cercle infernal des lois économiques techniques qui nous échappent et pour revenir à une réflexion économique politique et démocratique. – “Repolitiser l’économie” p. 9

UN TEMOIGNAGE : A Nuit Debout Paris, la commission économie politique a tenté de rendre le débat économique accessible à tous. Gràce à des règles de fonctionnement strictes et une recherche acharné de l’accessibilité elle a pu montrer que même en économie le collectif pouvait raisonner mieux que l’individu.  – “Une soirée ordinaire à la commission économie politique de Nuit Debout Paris” p. 21
UN REPORTAGE : Et si on redonnait le pouvoir de décision aux salariés plutôt qu’aux actionnaires ? C’est ce qui se pratique dans les entreprises coopératives. Loin d’être folklorique, ce secteur permet d’illustrer ce que serait en actes une économie non-capitaliste et ce que cela change au quotidien de travailler dans une coopérative. Nous sommes allés voir ce que cela donnait dans une grande librairie de centre-ville reprise par ses salariés.- “Sur le chemin du collectif. Quelques heures avec des sociétaires de la librairie les Volcans à Clermont Ferrand” p. 31

UNE MISE AU POINT : En voulant combattre le développement des théories du complot sur internet dans les écoles, le gouvernement tente au passage de rendre impossible la critique des élites. Il peut s’appuyer sur des chercheurs soit disant “neutres” mais qui ne le sont pas vraiment. Lorsque les élites complotent, que faire si l’on ne veut pas tomber dans le complotisme ? – “Il n’y a pas de lézards mais il y a bien des capitalistes ! Comment complotistes et anti-complotistes empêchent la critique des élites” – p. 1

 

FRUSTRATION N°7, 56 pages, 4€70

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SORTIE DU N°7 – SI NOUS NE VOULONS PAS DE LEUR MONDE, QUE VOULONS-NOUS ?

On a vraiment hâte d’envoyer à nos abonnés et à nos librairies notre dernier numéro, le 7ème, qui sort le 16 JUIN !! 56 pages, 4€70 !

Un numéro (plus long : 56 pages !) écrit dans la joie de voir enfin un mouvement social d’ampleur secouer notre pays, un mouvement qui n’est plus seulement défensif mais qui réfléchit à un autre monde. Le numéro 7 se veut une contribution à cette réflexion collective pour quitter le monde des costards et des chemises blanches.

LE NUMÉRO 7 CONTIENT :

Une ENQUÊTE sur l’agriculture productiviste, deuxième opus de notre article « comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation ? »

Un REPORTAGE sur le fonctionnement concret d’une entreprise coopérative : répartition du pouvoir, prise des décisions, fixation des salaires. C’est la Librairie Les Volcans qui fait l’objet de cet article.

Un TÉMOIGNAGE sur le fonctionnement et les réflexions en cours dans la Commission économie #NuitDebout Paris , ou comment la discussion démocratique est plus qualitative, même sur des thèmes économiques a priori complexes.

Dans ce mouvement, un appel à REPOLITISER L’ÉCONOMIE qui analyse la fermeture du débat qu’ont tenté de créer les grands prêtres du libéralisme et les façons de penser un changement à la fois radical et pragmatique.

Une analyse de la manière dont le COMPLOTISME est utilisé pour décrédibiliser la critique des élites. Pour le ministère de l’éducation nationale, si vous dites que les multinationales contrôlent les lois, vous êtes complotiste. Oups !

LE 16 JUIN EN LIBRAIRIE ET LE 17 JUIN DANS VOS BOITES AUX LETTRES

PS, le vote inutile : Un parti conçu pour vous trahir

  Depuis 2012, à chaque élection intermédiaire, les visages se crispent à l’entre-deux-tours. On sait que le PS perd progressivement les postes conquis durant le mandat de Sarkozy et que le FN profite des records d’abstention pour grappiller de nouveaux élus et créer de nouveaux bastions. Alors, le dimanche suivant, on se résigne en traînant les baskets vers le bureau du coin à voter PS ou LR pour contrer Marine Le Pen. « Je l’ai fait sans conviction, hein… » entend-on le lendemain devant la machine à café, le regard fixé au sol. Mais comment des électeurs de gauche peuvent-ils se résoudre à voter pour la droite ou un parti qui les déçoit systématiquement ? Que dire d’un gouvernement indifférent face à ces dérouillées successives et qui préfère gâcher son personnel local (maires, conseillers départementaux et régionaux, etc.), en plus de désespérer son électorat, plutôt que d’appliquer une politique de gauche ? À la télé et la radio, politiques professionnels, experts et journalistes de service se pressent, la mine grave, pour vous exhorter à voter « républicain » ou « faire gagner la gauche » en choisissant PS dès le premier tour. Si vous vous révoltez, on vous montre du doigt et vous accuse de « faire le jeu du FN » ou d’être un « citoyen irresponsable » qui ne comprend rien aux enjeux et fait capoter les stratégies des partis. Bref, on vous engueule et on remet toute la faute sur votre dos. On envisage même de rendre le vote obligatoire avec quelques amendes pour dissuader les abstentionnistes tellement vous vous comportez mal… Et histoire de vous empêcher de faire d’autres bêtises, comme en cas de crise panique lors des dernières élections régionales, les partis ballotés se regroupent sur des listes communes ou se retirent pour laisser plus de place aux copains. Bref, le choix électoral devient de plus en plus un choix contraint.

De là vient l’argument du vote « utile » agité depuis plusieurs décennies. Car mieux vaut un peu de gauche que pas de gauche du tout. Et mieux vaut un peu de droite que l’extrême-droite. Avec ça, le gouvernement est toujours sûr de limiter la casse même en faisant n’importe quoi. Il suffit de lancer un vibrant appel au vote républicain et d’invoquer le rassemblement de la gauche avec quelques trémolos dans la voix pour s’en sortir et continuer tranquillement comme avant l’air de rien. Nous voyons bien que cette attitude devient intenable aujourd’hui. Cela revient à tuer toute alternative politique en reconduisant les mêmes partis majoritaires en faillite depuis trente ans. Le bulletin PS n’est en rien un vote utile, comme le pensent beaucoup d’électeurs, puisqu’il conduit à des politiques dont le rejet renforce progressivement le FN. Les électeurs n’ont pas à se culpabiliser de leur abstention et les plus coupables sont plutôt ceux qui continuent à se mobiliser pour le PS, parti qui ne possède rien de gauche, en se laissant prendre à l’argument du « moins pire ». Cela fait des années pourtant que le PS refuse de tenir ses engagements et tient des politiques en faveur des classes supérieures à chaque prise de pouvoir. Nous devrions être déjà alertés et arrêter de sauver ce parti à chaque gamelle électorale. D’où ce retour sur la trajectoire et l’historique du PS, utile pour en finir avec une prétendue gauche et balayer les incessants « oui, mais… » qu’on vous sert à chaque soirée post-électorale.

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