Les riches à l’assaut des côtes. Petits arrangement avec la loi Littoral

On réservait autrefois le nom de « 50 pas du roi » à la bande littorale que s’octroyait le souverain pour se défendre des incursions ennemies et d’où les particuliers étaient interdits de séjour. Au 16ème siècle, toujours préoccupé par la défense du territoire, l’État français définit un statut privilégié pour ses côtes qu’il déclare inaliénables et inviolables. Aujourd’hui, ce ne sont plus des troupes ennemies qui menacent de débarquer mais toute une faune nouvelle qui a envahi le littoral : promoteurs immobiliers, retraités privilégiés, bourgeois en résidence d’été, hôteliers et plagistes en tout genre se bousculent sur le sable et les galets. Pour se protéger des dégâts de l’urbanisation effrénée, la France s’est pourtant dotée d’une loi Littoral encadrant fortement le développement des activités économiques et touristiques sur ses côtes. Mais, outre ses insuffisances de départ, cette loi affronte l’opposition des nombreux exploitants et souffre d’une application irrégulière. Surtout, elle ne peut contrecarrer les phénomènes de ségrégation spatiale qui voient les riches s’approprier certaines portions du littoral, excluant les plus modestes du fait de l’augmentation des prix de l’immobilier. En revenant sur son historique et ses manquements actuels, on peut utilement rappeler les dangers qui pèsent sur cette législation protectrice du littoral dont plusieurs bilans récents pointent le dépeçage progressif entrepris par les lobbies économiques et les politiques qui les soutiennent. L’attractivité du littoral met en lumière des luttes territoriales qui reposent la question de l’extension du domaine public et des limites de l’appropriation privée des espaces communs.

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Merci à nos 62 abonnés et à nos lecteurs réguliers !

En quelques mois, 62 personnes ont choisi de recevoir chaque nouveau Frustration à sa sortie. Nous les en remercions chaleureusement car l’abonnement est pour une revue comme la nôtre un bon moyen d’assurer notre stabilité financière mais c’est aussi une vraie preuve de reconnaissance de la qualité de notre travail. De plus, les commandes web montrent qu’un grand nombre de lecteurs achètent chaque nouveau numéro de Frustration. Merci à tous pour votre fidélité et merci aussi à ceux qui achètent notre revue dans l’une des 40 librairies indépendantes avec qui nous travaillons. Il faut noter aussi que très régulièrement nos anciens numéros sont aussi lus et achetés : ainsi, chaque exemplaire finit par trouver un acquéreur et notre association ne fait pas moisir dans un coin le moindre exemplaire. On est loin des grosses publications magazines qui mettent en moyenne plus de la moitié de leur stock au pilon !

Une nouvelle à vous communiquer : puisque notre écriture et notre ligne semble plaire, et parce que nous avons vraiment pris goût à ce que nous avions commencé à faire comme une activité associative bénévole, nous souhaitons développer notre activité. Nous pensons en ce moment à créer une maison d’édition (au statut de coopérative, c’est important pour nous) afin d’augmenter le tirage de Frustration et publier des livres. Nous y réfléchissons cet été mais nous aimerions des livres qui ont les qualité de Frustration : une forte lisibilité, un format accessible, une ligne éditoriale exigeante. Et si un jour nous pouvions nous salarier avec notre travail, ça serait formidable, car cela nous dégagerait le temps dont nous manquons avec nos emplois à plein temps. Mais tout ça reste à voir. En attendant, si vous avez des conseils à nous donner pour ce projet, des idées de ce comment vous aimeriez voir Frustration évoluer, n’hésitez pas à nous contacter ! Une adresse mail : redaction@frustrationlarevue.fr 

La rédaction

Il n’y a pas de lézards mais il y a bien des capitalistes – Comment anti-complotistes et conspirationnistes empêchent la critique des élites

En mars dernier, le magazine Society bombardait les transports en commun de la couverture de son 27e numéro : un doigt accusateur pointé vers nous accompagné du titre : « Enquête : On vous ment ? Comment le complotisme est devenu l’idéologie dominante ». Ce titre alarmiste montre à quel point les « théories du complot » sont devenus l’objet de prédilection des journalistes mais aussi des politiques qui s’emploient à dénoncer leur multiplication. Le ministère de l’Éducation nationale a ainsi mis en place une série de mesures pour lutter contre leur diffusion dans les établissements scolaires. On apprend sur le site Internet dédié[1] que les enseignants doivent impérativement lutter contre tout discours qui décrirait le cours des événements dans le monde (attentats, guerres, mesures politiques, etc.) comme étant manipulé par un groupe caché d’individus. Cette dénonciation du complotisme a la vertu de lutter contre les explications racistes et simplificatrices des choses : on lutte ainsi contre la propension des jeunes à croire que derrière chaque attentat en France il y aurait « les juifs ». Le problème c’est qu’en luttant contre les explications les plus simplistes on élimine au passage des théories réalistes mais qui décrivent elles aussi quelque chose comme l’action concertée d’un groupe d’individus contre l’intérêt général. Ainsi, si l’on parle par exemple de l’action – pourtant avérée – des multinationales pour orienter la recherche scientifique ou les décisions politiques, on sera complotiste. Si l’on s’interroge sur les raisons véritables des interventions militaires occidentales, on sera complotiste. Si l’on dit que les grands bourgeois ont, en France, tout un tas de connexions politiques et administratives qui leur permettent de promouvoir leurs intérêts financiers et patrimoniaux, on « tombera dans la théorie du complot ». À la longue, cette stigmatisation du complotisme, en mettant dans le même panier des choses qui n’ont pourtant pas le même degré de réalité, discrédite toute critique des élites. Beaucoup trop de gens se retrouvent à devoir se taire plutôt que d’exprimer leur révolte face aux inégalités de pouvoir, pour ne pas être taxés de complotistes. Enseignants, journalistes, sociologues proposent des analyses épurées de toute critique des élites pour ne pas être stigmatisés et subir des sanctions. Comment en est-on arrivé là et comment s’en sortir ?

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SI NOUS NE VOULONS PAS DE LEUR MONDE, QUE VOULONS-NOUS ? – FRUSTRATION N°7

La loi Travail à laquelle s’opposent des centaines de milliers de personnes depuis trois mois n’a pas grand chose pour elle : des effets contre le chômage très discutables, une transgression évidente des grands principes du code du travail, une logique anti-sociale claire et le reniement des nos conquis sociaux les plus fondamentaux. Mais elle a un argument incontournable en sa faveur : dans ce monde concurrentiel et fonctionnant selon la logique du profit, elle est potentiellement indispensable.

Sauf ses milliers d’opposants et nous ne nous sommes pas contentés cette fois-ci de mener une guerre défensive, un combat d’arrière-garde. Nous sommes en train de dessiner les contours d’un monde où la loi Travail serait inutile. Mieux, un monde où la loi Travail figurerait dans la mémoire commune comme la dernière violence infligée au peuple par un ancien régime aux abois.

C’est pour contribuer à la critique du vieux monde et aux propositions pour le nouveau que nous avons réalisé ce numéro 7, dont nous avons la joie de vous annoncer la sortie le vendredi 17 juin. Plus long que d’ordinaire (56 pages), il contient :

UN EDITO : Et si 2016 était le début de la fin des mouvements sociaux défensifs ? Imparfaitement, en ordre dispersé et avec le côté laborieux des Nuit Debout, ne sommes-nous pas enfin en train de dessiner une alternative crédible et pragmatique au capitalisme ? – « En découdre pour reprendre le pouvoir » – 4ème de couverture et ici

UNE ENQUETE : Il y a un an, nous avions enquêté sur les industries agro-alimentaires, leur moyen de contrôle de l’information et de la législation pour nous empêcher d’y voir clair dans notre assiette. Nous avons récidivé sur ce thème en nous interrogeant sur l’agriculture. Comment un système qui nous coûte tant de subventions publiques peut-il aller aussi mal ? Car il est lui aussi à la merci de quelques grandes multinationales.- “Comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation #2 – Enquête sur l’agriculture capitaliste sous perfusion” p. 39

UN DOSSIER : La loi Travail est décrite par les économistes comme une mesure incontournable dans le monde complexe qui nous entoure. Mais qui sont ces nouveaux grands prêtres qui nous prodiguent leurs prophéties ? Pour se désintoxiquer de leurs discours, nous donnons quelques conseils pour sortir du cercle infernal des lois économiques techniques qui nous échappent et pour revenir à une réflexion économique politique et démocratique. – “Repolitiser l’économie” p. 9

UN TEMOIGNAGE : A Nuit Debout Paris, la commission économie politique a tenté de rendre le débat économique accessible à tous. Gràce à des règles de fonctionnement strictes et une recherche acharné de l’accessibilité elle a pu montrer que même en économie le collectif pouvait raisonner mieux que l’individu.  – “Une soirée ordinaire à la commission économie politique de Nuit Debout Paris” p. 21
UN REPORTAGE : Et si on redonnait le pouvoir de décision aux salariés plutôt qu’aux actionnaires ? C’est ce qui se pratique dans les entreprises coopératives. Loin d’être folklorique, ce secteur permet d’illustrer ce que serait en actes une économie non-capitaliste et ce que cela change au quotidien de travailler dans une coopérative. Nous sommes allés voir ce que cela donnait dans une grande librairie de centre-ville reprise par ses salariés.- “Sur le chemin du collectif. Quelques heures avec des sociétaires de la librairie les Volcans à Clermont Ferrand” p. 31

UNE MISE AU POINT : En voulant combattre le développement des théories du complot sur internet dans les écoles, le gouvernement tente au passage de rendre impossible la critique des élites. Il peut s’appuyer sur des chercheurs soit disant “neutres” mais qui ne le sont pas vraiment. Lorsque les élites complotent, que faire si l’on ne veut pas tomber dans le complotisme ? – “Il n’y a pas de lézards mais il y a bien des capitalistes ! Comment complotistes et anti-complotistes empêchent la critique des élites” – p. 1

 

FRUSTRATION N°7, 56 pages, 4€70

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SORTIE DU N°7 – SI NOUS NE VOULONS PAS DE LEUR MONDE, QUE VOULONS-NOUS ?

On a vraiment hâte d’envoyer à nos abonnés et à nos librairies notre dernier numéro, le 7ème, qui sort le 16 JUIN !! 56 pages, 4€70 !

Un numéro (plus long : 56 pages !) écrit dans la joie de voir enfin un mouvement social d’ampleur secouer notre pays, un mouvement qui n’est plus seulement défensif mais qui réfléchit à un autre monde. Le numéro 7 se veut une contribution à cette réflexion collective pour quitter le monde des costards et des chemises blanches.

LE NUMÉRO 7 CONTIENT :

Une ENQUÊTE sur l’agriculture productiviste, deuxième opus de notre article « comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation ? »

Un REPORTAGE sur le fonctionnement concret d’une entreprise coopérative : répartition du pouvoir, prise des décisions, fixation des salaires. C’est la Librairie Les Volcans qui fait l’objet de cet article.

Un TÉMOIGNAGE sur le fonctionnement et les réflexions en cours dans la Commission économie #NuitDebout Paris , ou comment la discussion démocratique est plus qualitative, même sur des thèmes économiques a priori complexes.

Dans ce mouvement, un appel à REPOLITISER L’ÉCONOMIE qui analyse la fermeture du débat qu’ont tenté de créer les grands prêtres du libéralisme et les façons de penser un changement à la fois radical et pragmatique.

Une analyse de la manière dont le COMPLOTISME est utilisé pour décrédibiliser la critique des élites. Pour le ministère de l’éducation nationale, si vous dites que les multinationales contrôlent les lois, vous êtes complotiste. Oups !

LE 16 JUIN EN LIBRAIRIE ET LE 17 JUIN DANS VOS BOITES AUX LETTRES

PS, le vote inutile : Un parti conçu pour vous trahir

  Depuis 2012, à chaque élection intermédiaire, les visages se crispent à l’entre-deux-tours. On sait que le PS perd progressivement les postes conquis durant le mandat de Sarkozy et que le FN profite des records d’abstention pour grappiller de nouveaux élus et créer de nouveaux bastions. Alors, le dimanche suivant, on se résigne en traînant les baskets vers le bureau du coin à voter PS ou LR pour contrer Marine Le Pen. « Je l’ai fait sans conviction, hein… » entend-on le lendemain devant la machine à café, le regard fixé au sol. Mais comment des électeurs de gauche peuvent-ils se résoudre à voter pour la droite ou un parti qui les déçoit systématiquement ? Que dire d’un gouvernement indifférent face à ces dérouillées successives et qui préfère gâcher son personnel local (maires, conseillers départementaux et régionaux, etc.), en plus de désespérer son électorat, plutôt que d’appliquer une politique de gauche ? À la télé et la radio, politiques professionnels, experts et journalistes de service se pressent, la mine grave, pour vous exhorter à voter « républicain » ou « faire gagner la gauche » en choisissant PS dès le premier tour. Si vous vous révoltez, on vous montre du doigt et vous accuse de « faire le jeu du FN » ou d’être un « citoyen irresponsable » qui ne comprend rien aux enjeux et fait capoter les stratégies des partis. Bref, on vous engueule et on remet toute la faute sur votre dos. On envisage même de rendre le vote obligatoire avec quelques amendes pour dissuader les abstentionnistes tellement vous vous comportez mal… Et histoire de vous empêcher de faire d’autres bêtises, comme en cas de crise panique lors des dernières élections régionales, les partis ballotés se regroupent sur des listes communes ou se retirent pour laisser plus de place aux copains. Bref, le choix électoral devient de plus en plus un choix contraint.

De là vient l’argument du vote « utile » agité depuis plusieurs décennies. Car mieux vaut un peu de gauche que pas de gauche du tout. Et mieux vaut un peu de droite que l’extrême-droite. Avec ça, le gouvernement est toujours sûr de limiter la casse même en faisant n’importe quoi. Il suffit de lancer un vibrant appel au vote républicain et d’invoquer le rassemblement de la gauche avec quelques trémolos dans la voix pour s’en sortir et continuer tranquillement comme avant l’air de rien. Nous voyons bien que cette attitude devient intenable aujourd’hui. Cela revient à tuer toute alternative politique en reconduisant les mêmes partis majoritaires en faillite depuis trente ans. Le bulletin PS n’est en rien un vote utile, comme le pensent beaucoup d’électeurs, puisqu’il conduit à des politiques dont le rejet renforce progressivement le FN. Les électeurs n’ont pas à se culpabiliser de leur abstention et les plus coupables sont plutôt ceux qui continuent à se mobiliser pour le PS, parti qui ne possède rien de gauche, en se laissant prendre à l’argument du « moins pire ». Cela fait des années pourtant que le PS refuse de tenir ses engagements et tient des politiques en faveur des classes supérieures à chaque prise de pouvoir. Nous devrions être déjà alertés et arrêter de sauver ce parti à chaque gamelle électorale. D’où ce retour sur la trajectoire et l’historique du PS, utile pour en finir avec une prétendue gauche et balayer les incessants « oui, mais… » qu’on vous sert à chaque soirée post-électorale.

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Frustration à la conférence-débat « Que voulons-nous ? »

Vendredi 15 avril prochain un membre de notre collectif sera un des trois intervenants de la conférence-débat « Si nous ne voulons pas de la loi travail, que voulons-nous? » qui a lieu à l’université Paris-Sorbonne, à 18h. Chaque intervenant présentera durant 15min des propositions pour un autre système économique (ou améliorer celui-ci), ce sera suivi d’1h de discussion avec le public.

A cause du plan vigipirate, l’inscription est impérative pour pouvoir y assister si vous n’êtes pas étudiants en Ile de France à framont.nicolas@gmail.com ou Elea.hm@free.fr

Voici la présentation de l’évènement :

« Première conférence-débat du cycle de conférences de Paris IV « Que voulons-nous? ».

Ce cycle de conférences-débat s’inscrit pleinement dans la mobilisation contre la « loi travail » et l’ensemble des mesures adoptées depuis des decennies au nom des politiques de « compétivité ».

Conscients de la nécéssité de proposer une alternative crédible à ce qui nous apparaît comme une fuite en avant pour sauver le système capitaliste (qui se porte bien mal depuis la crise de 2008), nous avons décidé d’organiser un cycle de conférence « que voulons-nous » qui rassemblerait à chaque fois plusieurs intervenants de différents milieux (experts, militants, citoyens de collectifs) pour proposer des alternatives crédibles à ce qui nous est présenté comme la seule voie possible.

Cette confèrence-débat laisse une grande place à la discussion avec la salle.

La première conférence s’intitule « si nous ne voulons pas de la loi travail, que voulons-nous?  » et porte sur les alternatives économiques et juridiques à la dérégulation du droit du travail.

Une juriste, un économiste-militant politique et un citoyen engagé présenteront leurs alternatives.

En présence de :
– Guillaume Etiévant, économiste et secrétaire nationale à l’économie du Parti de Gauche
Thibaut Izard, étudiant en master de sciences cognitives et membre du collectif éditorial de la Revue Frustration
– Christophe Vigneau, maître de conférence en Droit privé et sciences criminelles à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Venez nombreux, vous informer, échanger et débattre !

Salle D040, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris

ATTENTION : pour cause de plan vigipirate, tous les participants qui ne sont pas étudiants en Ile de France doivent s’inscrire à l’une ou l’autre des adresses suivantes :
Elea.hm@free.fr
framont.nicolas@gmail.com »

Facebook : https://www.facebook.com/events/587341351425138/

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Quatre vérités sur l’impôt

Le scandale des « Panama papers » révèle une fois de plus l’ampleur de l’évasion fiscale dans tous les milieux. Il s’agit donc d’une véritable pratique chez les gens qui ont du capital, pratique encouragée par leurs conseillers et leurs banques privées.
Mais cela ne doit pas cacher le scandale bien plus grand dont l’évasion fiscale fait partie : l’impôt est en train de devenir complètement injuste. Il joue de moins en moins son rôle de redistribution du haut vers le bas car il taxe PLUS les petits revenus que les hauts revenus : l’impôt sur le revenu est injuste car il taxe les revenus du travail et il est régressif (plus on gagne moins on paie), la TVA est injuste car elle taxe la consommation de tous et les impôts sur les entreprises sont injustes car les entreprises du CAC 40 sont taxées en moyenne à 8 % contre 28 % pour les PME. L’impôt est devenu un outil de plus de la domination de ceux qui détiennent le capital avec la bénédiction de la classe politique (« Ça suffit ! Trop d’impôt, selon la vieille formule, tue l’impôt et tue surtout la compétitivité de notre pays », Manuel Valls sur TF1 le 11 mai 2014).

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En défense des taxis contre Uber, système de domesticité 2.0

Cette semaine, les taxis se mobilisent à nouveau contre la concurrence déloyale d’Uber. Ils ont raison et nous les soutenons. Le système des VTC et de toutes ces plates-formes dites « collaboratives », se présente de manière séduisante comme l’avant-garde d’une société où chacun pourra être taxi ou hotelier à ces heures. Sauf qu’en fait, cela devient un vrai métier, mais sans les garanties d’une profession. En plus de l’économie des normes et des conventions collectives, les plates-formes de ces nouveaux métiers n’ont plus à assurer le contrôle de leurs « associés », le client le fait pour eux ! C’est contre cette nouvelle domesticité que nous nous dressons. Voici un extrait de notre article « Les nouveaux domestiques » issu de notre n°5 :

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