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Frustration n°9 – « Les élites en campagne » – sortie le 24 février avec votre soutien

Chers lecteurs,

Voici la couverture du numéro 9 – notre premier numéro en kiosque le 24 février ! – et son sommaire. Nous avons décidé de taper fort pour notre premier numéro à gros tirage. Nous voulons que partout en France, dans les maisons de la presse, les kiosques, les boutiques de gare, on puisse trouver un regard critique sur notre société. Son élite économique et son fidèle représentant Emmanuel Macron, des informations sur les hommes de l’ombre de François Fillon, le rétablissement de certaines vérités sur de fausses bonnes idées comme le revenu universel. Un magazine qui porte un autre regard sur notre pays que celui de l’admiration pour les plus puissants qui prétendent devenir, le temps d’une élection, nos représentants.

Le tirage de ce numéro variera en fonction de la somme que nous parvenons à rassembler. Nous avons plusieurs cordes à notre arc et nous tentons d’obtenir notre trésorerie de départ par tous les moyens possibles, dont un emprunt bancaire. A court terme, le moyen le plus sûr de rendre la diffusion à 10 000 exemplaires (et 3500 points de vente) de Frustration n°9 possible, c’est le financement participatif : un appel au don auprès de toutes celles et ceux qui veulent voir autre chose dans la presse écrite que des journaux appartenant à de grands groupes et titrant sur l’islam ou la baisse des charges.

Nous vous proposons un journal qui parle du coût du capital plutôt que du coût du travail. Un journal qui promeut la démocratie plutôt que la « blitzkrieg sociale ». Un journal qui n’accable pas les plus pauvres d’entre nous et ceux qui ont tout quitté pour survivre, mais qui dénonce les vrais privilégiés, assistés de l’exil et des niches fiscales, qui ont tout détourné pour encore mieux vivre. Un journal qui enquête sur le milieu, les réseaux et les conflits d’intérêts des politiques plutôt que sur leurs goûts ou leurs ambitions intimes. Un journal qui livre des contenus de qualité, circonstanciés et relus collectivement plutôt qu’une suite de tribunes sans relief entrecoupées de publicité. Un journal qui affirme qu’une autre économie, une autre politique et une autre société sont possibles plutôt que vous rabâcher que le « réalisme » nous demande « faire des sacrifices ». Ce journal a besoin de votre soutien pour se lancer, et tout don, 5€, 10€, 30€ augmente nos chances de pouvoir faire un tirage suffisant.

Sommaire :

  • ENQUÊTE : « Qui est l’élite au pouvoir ? » Il est devenu à la mode de taper sur « les élites », et tout le monde s’en donne à cœur joie, de Macron à Le Pen. Des « bobos multiculturels » aux « fonctionnaires privilégiés », on détourne le sens de ce mot pour éviter de parler du groupe dominant dont font partie la plupart de nos candidats. Cette enquête donne, preuves à l’appui, une définition autrement plus rigoureuse que les embrouilles de campagnes ne le font.
  • DÉBAT : « Le revenu universel, une fausse bonne idée » – Idée phare d’un Parti Socialiste en pleine décrépitude, le revenu universel n’est peut-être pas la mesure « très à gauche » que beaucoup décrivent hâtivement. Passant à coté de la nécessaire critique de la façon dont le travail est rémunéré dans ce pays, il pourrait même arranger bien de puissants intérêts.
  • CONTRE-PORTRAIT : « Macron, candidat du système » – Emmanuel Macron est la coqueluche des médias et beaucoup de citoyens sont conquis par son profil « d’outsider » ou son étiquette « anti-système ». Mais qui est donc cet homme qu’on nous vend ? Frustration a enquêté sur le « produit Macron » et y a trouvé de nombreux éléments qui devrait doucher l’enthousiasme de beaucoup, de ses liens avec le nouveau magnat des médias Patrick Drahi à ses riches donateurs.
  • TELEVISION : « Météo des neiges, télé pour riches«  – N’est-ce pas étrange que la météo des neiges squatte nos chaînes tous l’hiver alors que moins de 8% des Français ont les moyens de partir au ski ? Dans cet article on apprend que les cadres sont 6 fois plus présents à la télé qu’ils ne le sont dans la société. Les ouvriers et employés y sont quasi invisibles ou cantonnés à certains programmes. Avec des conséquences inévitables sur nos perceptions de la société et de la vie « normale » que peu ont pourtant les moyens de vivre.
  • BIOGRAPHIE : « Henri de la Croix de Castries : la finance avec Fillon«  – l’ex-PDG d’Axa est sans doute un des hommes les plus puissants du pays. Représentant de la finance française, il soutient Fillon et pourrait bien devenir – si nous ne faisons rien – son ministre de l’économie. Avec de Castries, la finance a un visage et nous avons voulu vous le montrer.
  • CHRONIQUE : « De « Jeanne, au secours » à « Marianne n’est pas voilée » – mise au point sur les usages politiques de l’Histoire » – Premier article pour Frustration d’Histony, youtuber spécialiste des questions historiques, qui décrypte ici les abus politiques de l’Histoire et donne des pistes pour un usage raisonné des références du passé.
  • MAIS AUSSI : « la classe moyenne n’existe pas » « Maman a tort, le monde du travail au cinéma » et l’actualité des trois derniers mois vue par la rédaction.

Enquête : Hamon est-il un candidat « très à gauche » ?

Le lendemain de la désignation du candidat du parti au pouvoir pour les prochaines élections, le journal Libération affichait son visage en Une accompagné de la sentence: “Une gauche de gauche”. Le quotidien restant pour beaucoup, malgré son appartenance au groupe SFR Presse du milliardaire Patrick Drahi, la référence en terme de délivrance de ce label de “gauche”, nombre de nos concitoyens en ont déduit que le Parti Socialiste était redevenu fidèle à son passé social. Finies les trahisons de Hollande, le libéralisme économique de Valls, l’autoritarisme et la répression de Cazeneuve durant le printemps 2016. Oubliés les gazs lacrymogènes contre la CGT et les matraquages de lycéens : le PS a non seulement un candidat  de gauche, mais d’une “gauche de gauche”. Qu’en est-il vraiment ? A-t-on de bonnes raisons de croire que Benoît Hamon sera ce candidat rêvé, ni “gauche de droite” (trop Valls), ni “gauche radicale” (trop Mélenchon) ?

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Les Fillon passent, les pratiques restent : Pour l’abolition des privilèges

 

« Je pense qu’on ne peut pas diriger la France si on n’est pas irréprochable »

Voici ce que déclarait François Fillon en novembre 2016 pour discréditer ses rivaux à la primaire de la droite, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Maintenant que l’on soupçonne qu’il entretenait son épouse avec l’argent du contribuable, on peut moquer chacune de ses prises de paroles antérieures et dénoncer avec encore plus de virulence ses attaques régulières contre les « assistés », qui sont en réalité de pauvres gens qui vivent le plus souvent sous le seuil de pauvreté, tandis qu’à eux deux les époux Fillon ont vécu des années durant au crochet de l’État pour plus de dix mille euros par mois. Mais ce qui frappe aussi, c’est le sentiment d’impunité dans lequel était monsieur Fillon pour pouvoir endosser ces derniers mois un rôle de père la vertu. Ne se rendait-il pas compte de l’énormité de sa contradiction ? N’imaginait-il pas le dégoût qu’il provoquerait lorsque ses pratiques supposées seraient rendues publiques ?

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Mal-logement : la vie chère est un choix politique

Alors que la Fondation Abbé Pierre publie son rapport annuel qui montre qu’il y a en France 4 millions de personnes mal-logées dont 143 000 à la rue, nous voulons mettre en avant un certain nombre de constats accablants pour ceux qui sont nos dirigeants politiques depuis 30 ans : la vie chère est la conséquence directe de leurs choix politiques de déréglementation au profit du secteur privé et si le droit au logement pour tous n’est pas effectif c’est aussi un choix qui maintient l’épée de Damoclès de la rue au-dessus de nos têtes. Alors à quoi bon « interpeller » ou « sensibiliser » certains candidats à la présidentielle qui ont participé à l’organisation de l’appauvrissement des classes laborieuses ?

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Macron ment : la baisse des cotisations sociales ne crée pas d’emploi

De Le Pen à Macron, la recette miracle à la relance économique semble se trouver dans la baisse des « charges patronales ». Ces candidats font de cette baisse l’alpha et l’oméga de la création d’emploi, Emmanuel Macron allant jusqu’à promettre une baisse durable de 6 points de ces cotisations. Ce discours ne date pas du début de la campagne. Porté par le MEDEF et repris par d’autres organisations patronales comme la CGPME (Confédération générale des petites et moyennes entreprises), il ne cesse de culpabiliser le Français moyen sur le coût qu’il représente en termes de cotisations patronales. D’ailleurs, nos candidats ne parlent pas de cotisations mais de « charges ». Pourtant ce sont bien des cotisations qui nous offrent des assurances (vieillesse, santé, famille…), mais cet aspect des choses est passé sous silence pour mieux stigmatiser le « coût du travail ». Or, cette mesure est non seulement dangereuse mais elle est inefficace en terme de baisse du chômage. Démonstration :

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Campagne de financement participatif pour diffuser Frustration en kiosque

Chères lectrices et chers lecteurs,

Après trois ans d’activité bénévole et de diffusion dans un réseau de librairies, nous souhaitons franchir un cap ! Vous trouverez dans cet article les contours de ce projet et les raisons qui nous poussent à vous demander votre soutien. Petite nouveauté, nous présentons les quatre personnes qui sont derrière le fonctionnement quotidien de Frustration. Bonne lecture !

La rédaction

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L’esprit coursier contre le capitalisme : quand les ex-coursiers de l’entreprise Take Eat Easy menacent l’uberisation du travail

On les croit souvent en concurrence, isolés les uns des autres, endormis par des entreprises qui leur promettaient le rêve de liberté des entrepreneurs tout en les rendant plus exploitables que les moins protégés des salariés. Dans les grandes villes de France, on peut les voir filer à toute vitesse, énorme sac cubique sur le dos, pour tenir leur temps de livraison. On peut parfois en voir cinq ou six affalés sur un banc, le vélo posé non loin d’eux, le smartphone à la main, en train de recharger leur batterie ou d’attendre un nouveau trajet. Les coursiers à vélo, auto-entrepreneurs et fiers de l’être, n’avaient sans doute pas l’air à la pointe du combat contre le libéralisme. Après tout, ce n’était pas eux qui débattaient à Nuit Debout et qui tenaient tête au pouvoir dans les cortèges des manifestations contre la loi Travail. Eh bien on se trompait. On avait sous-estimé leur (conscience de) classe et leur débrouillardise, et surtout leur sens de la solidarité. Pour cette fin d’année 2016, nous voulons vous raconter une histoire qui vous donnera foi en vos collègues et vos concitoyens et courage pour vos combats futurs : elle raconte la victoire de l’esprit coursier contre les combines du capitalisme 2.0 [Article extrait du n°8 de Frustration – « L’esprit coursier contre le capitalisme » – octobre 2016]

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#TouchePasAMonHeetch : la communication cynique d’une entreprise ubérisée

Quand une entreprise de l’ubérisation récupère les codes de la rébellion et instrumentalise la jeunesse populaire pour sauver ses profits

Nous faisons sans doute partie de la cible publicitaire définie par l’entreprise Heetch auprès de Facebook, Google et autres géants du web qui vendent à des entreprises les services de leur algorithme pour toucher une population spécifique. Grâce à ces techniques, l’entreprise Heetch envoie aux jeunes adultes urbains  que nous sommes une vidéo accompagnée du message suivant « Notre procès a lieu le 8 décembre et rien n’est plus fort que vos mots pour nous défendre. Faites entendre votre voix ! #TouchePasAMonHeetch ». La vidéo met en scène des jeunes de toute condition sociale et de toute couleur de peau, tous séduisants et avenants, en train de décrire les services que Heetch leur rend, notamment les ramener en banlieue lorsqu’ils font la fête en ville (Les images qu’on nous montre pourraient être celles d’une grande ville comme Paris ou Lyon). Leur voix est pleine d’empathie pour la plate-forme de chauffeurs privés, et leur ton est dur à l’égard de ceux qui s’en prennent à elle : les taxis – « un seul sur quatre accepte de me ramener en banlieue » et les pouvoirs publics – « Si l’État a un problème avec Heetch, j’suis en état de dire que j’ai un problème avec lui ». Une jeune femme va jusqu’à dire, d’un ton décidé « Heetch est un service d’intérêt public, je descendrai dans la rue s’il le faut ! ». La vidéo se termine sur le hashtag « #TouchePasAMonHeetch », directement inspiré du célèbre slogan du mouvement anti-raciste des années 1980 « Touche pas à mon pote ».

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Fillon ou Juppé : Bourgeoisie vraiment affamée cherche candidats faussement « modérés »

Les grands vainqueurs du premier tour de la primaire de la droite (et soi-disant du centre) sont ceux qui, pour prendre le contrepied du petit teigneux Sarkozy, ont joué le rôle des grands garçons sages et modérés, Fillon et Juppé, Juppé et Fillon. Pourtant leur sagesse et leur modération se révèlent un grave danger pour la très grande majorité de la population puisque l’un comme l’autre promettent un « choc libéral » à la Thatcher et demandent aux Français de « faire des efforts » (travailler plus en gagnant moins ou troquer des statuts un minimum protecteurs pour celui d’auto-entrepreneur). Juppé a prévenu : « Il faut des réformes radicales, ça va être difficile » (Tf1 le 6 novembre). Services publics, droit du travail, protections sociales : ils veulent tout détruire. Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre, le deuxième tour de la primaire sera donc un duel fratricide : candidat des riches contre candidat des riches.

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