Scandale Volkswagen : On ne peut pas attendre du capitalisme qu’il soit moral ou écologique.

Scandale Volkswagen : On ne peut ni attendre du capitalisme qu’il soit écolo, ni qu’il soit moral. Journalistes, politiques et « experts » qui nous affirment le contraire sont soit très malhonnêtes, soit de gros gros naïfs !

Dans un débat entre un économiste « de gauche » (Alternatives économiques) et un économiste « libéral » (citant à foison le technocrate Jean Tirole), ce matin sur France Inter​, nous pouvions entendre les deux idioties classiques qu’on nous sort en cas de « scandâaale » de ce genre :

1) Position « libérale » : « il faut de la déontologie, il faut dire aux patrons d’être moins méchant et plus « verts ». Le patron de VW est en cause personnellement » : Cette position nous prend pour des crétins ignorants du fonctionnement de l’économie de marché, où l’objectif est de rémunérer ses actionnaires, pas de planter des arbres ou d’être « gentil ».

2) Positions « sociale-démocrate » : « il faut plus de régulation, que les États et la « société civile » aient leur mot à dire pour contrôler ça » : Cette position « bisounours » oublie que les entreprises qu’on souhaite « réguler » sont des monstres financiers, désormais plus riches que les États, dont les dirigeants possèdent journaux et chaines de télé, envoient des milliers de lobbyistes tapiner au parlement européen, et ont pour eux une foule de politiques près à se faire graisser la patte. Même des allemands prétendument vertueux et rigoureux.

Les grandes entreprises du capitalisme contemporain sont trop puissantes pour être « régulées » et encore moins « moralisées ». On n’aurait jamais du laisser des intérêts privés être aussi tentaculaires, et la seule solution pour remettre de la morale dans l’économie mondiale et sauver la planète serait de décapiter ces cartels et de les ramener sous contrôle démocratique.