Le numéro 5 “Tous domestiques” en librairie et en commande web !

FRUSTRATION est une jeune revue qui s’adresse À TOUS, une revue INDÉPENDANTE réalisée par des BÉNÉVOLES. Nous donnons des ARGUMENTS et non des leçons, CONTRE LES ÉLITES qui s’approprient le bien commun, et recherchons modestement des solutions pour REPRENDRE LE POUVOIR afin d’instaurer une société PLUS JUSTE.

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Dans sa nouvelle loi, le ministre de l’économie Emmanuel Macron veut adapter notre droit du travail aux évolutions des entreprises du numérique : contrats courts, temps de travail dérégulé, négociations à l’échelle de l’entreprise plutôt qu’au niveau de la loi, et tout le monde sera touché par ces réformes… Le gouvernement et les grands médias nous présentent la précarisation de l’emploi, le développement du multitâche et la compression infinie des coûts de production comme des évolutions nécessaires et modernes. Flexibiliser l’emploi irait dans le sens de l’Histoire et serait la seule façon de faire baisser le chômage.  Épouvantail bien pratique, justification à tous les reculs, le chômage à 10 % est un moyen confortable de nous garder à genoux. Nos gouvernants ont-ils d’ailleurs déjà eu l’intention de le faire baisser, tant il est pratique pour maintenir leurs profits et leur pouvoir ? Pour reprendre le pouvoir de décider de décider de nos conditions de travail et donc de nos vies,  Frustration commence, dans ce numéro 5, par donner des arguments qui légitiment notre méfiance envers ces élites qui jouent pour leurs propres intérêts.

Vous avez sans doute pu vous rendre compte que ce gouvernement est le plus agressif que nous ayons connu envers le Code du travail, qu’il accuse de tous les maux. C’est une démarche à la fois malhonnête, mensongère et destructrice pour la qualité de vie de millions de salariés. Alors pourquoi nos élites s’acharnent-elles ? Pour quels intérêts ? C’est ce que nous nous employons à découvrir dans notre premier article, « Qui veut la peau du code du travail ? Le plan des élites pour une société sans salariés »

Si les grandes entreprises et leurs alliés politiques arrivent à faire croire que leurs régressions sociales du côté de la modernité, c’est sans doute parce que nous autres consommateurs ne percevons au quotidien que les effets positifs de cette mise sous pression des salariés : après tout, ne pouvons nous pas voyager pour moins cher, faire nos courses en ligne, nous sentir choyés et respectés par des entreprises qui nous envoient à longueur de temps des questionnaires de satisfaction ? Mais à quel prix ? Et qui bénéficie vraiment des prix cassés, des compagnies low-cost et de la déréglementation des professions ? Pas tout le monde, et c’est le thème d’un deuxième article intitulé « Les nouveaux domestiques : comment la nouvelle économie numérique dresse les consommateurs contre les salariés ».

Malheureusement, on ne les entends pas beaucoup, les salariés. On ne les voit pas beaucoup non plus, à la télé comme au cinéma, où cadres et riches sont surreprésentés. Ou bien, lorsque cela arrive, c’est caméra à l’épaule, lumière grise et ton désabusé, comme dans le film La Loi du marché, de Stéphane Brizé, sorti cette année au cinéma. Heureusement, il y a aussi eu Discount, qui met en scène des salariés de supermarché révoltés, à l’enthousiasme communicatif. Pourquoi la façon de montrer le travail au cinéma compte pour réactiver nos solidarités ? C’est l’objet de notre article « Solidaires ! La Loi du marché et Discount : deux manières de mettre en scène les travailleurs au cinéma ».

Enfin, après l’été, nous avons choisi de dresser un bilan de l’aménagement de nos littoraux. En France, ils sont protégés et considérés comme des biens publics. Mais c’est sans compter sur l’appétit des riches qui, ces derniers temps, se sentent le droit de reprendre nos plages et nos côtes pour les privatiser, pour leur usage propre ou le dégagement de profit. Un mouvement inquiétant sur lequel nous alerte notre article « Les riches à l’assaut des côtes : des petits arrangements avec la protection du littoral ».

Cet automne, Frustration, est disponible en librairie ou en ligne, via notre site Internet. Nous allons bientôt proposer un abonnement. N’hésitez pas à nous écrire pour nous faire part de vos impressions, critiques, encouragements, et propositions !