Pourquoi refuser d’être des « vrais hommes »

Contrairement à ce que cette illustration catchy laisse penser, le virilisme n’est pas que le propre des férues des salles de sport, mais s’épanouie pleinement parmi les haut cadres du CAC 40, les intellos des facs et les journalistes des rédactions parisiennes.

Les conservateurs comme Éric Zemmour, Alain Soral et les membres de la Manif pour tous nous racontent que la société s’est dévirilisée, et qu’il faudrait restaurer le règne des vrais bonshommes pour résister à la crise morale et économique. Rien n’est plus faux : parents, médias et institutions apprennent toujours aux hommes à vouloir devenir des « vrais hommes », et cela nous nuit à tous, hommes ou femmes, homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels, en tant qu’individus et en tant que collectif.

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