Pourquoi vous ne savez presque rien du clitoris ou de l’endométriose ?

Corps médical vs corps des femmes

 

Quel est ce corps caverneux, mesurant entre 11 et 15 centimètres au repos, uniquement dédié au plaisir, composé de plus de 8 000 terminaisons nerveuses, de la forme d’un papillon ou d’un poulpe, capable de produire plusieurs orgasmes consécutifs ? Le clitoris. Ce grand machin, enserrant le vagin et l’urètre, qui a souvent été limité, dans les manuels scolaires et les cours d’anatomie, à sa partie externe, petite, et ne rendant pas du tout compte de sa taille ni de sa fonction dans le plaisir des femmes.

Vous ne le saviez pas ? Ne vous inquiétez pas, plus de 90 % des jeunes filles ne le savent pas non plus, une fille sur quatre de 16 ans ignore qu’elle a un clitoris.

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SEXO : Troubles de l’érection, libido en berne… Les responsables sont Macron et votre patron

Sujet de préoccupation majeur des individus de tout genre et de tout âge, la sexualité fait pourtant l’objet des analyses et conseils les plus navrants dans notre monde médiatique. D’abord, le discours sur le sexe est encore imprégné d’un sexisme et d’un virilisme assez insupportables, les magazines féminins faisant souvent porter la responsabilité sur la femme (sommée de prendre soin d’elle, de son poids, de ses « dessous sexy »), les publications « pour les hommes » étant quant à elles cruellement dépourvues de réflexion en la matière. Mais d’une façon plus générale, la sexualité est toujours traitée comme un sujet à part, déconnectée du reste de notre vie, tout juste affectée par des paramètres extérieurs flous comme « la fatigue » ou « le stress ». La conclusion la plus souvent émise est que c’est de votre faute : que ce soit vos kilos en trop, votre hypersensibilité ou votre fameux « manque de confiance en vous », c’est vous qui êtes responsables de vos soucis, de vos frustrations, de vos anxiétés. C’est faire abstraction de tous les éléments de contexte, de tout ce que la société a d’influence sur le niveau et l’expression de notre désir, de tout ce qui heurte, dans notre monde capitaliste, la possibilité d’avoir la vie sexuelle que l’on aimerait.

 La thèse de notre nouvelle rubrique « sexo » est simple : féministe, égalitariste et anticapitaliste, le sexe serait meilleur, et nous allons vous le prouver. Premier cas : comment le travail, dans sa dérive néolibérale, nuit à notre vie sexuelle.

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