L’Union Européenne déteste la démocratie : détestons l’Union Européenne

Lundi matin le réveil fut rude.  Nous apprenions que le gouvernement grec avait accepté les « réformes » demandées par les ministres des Finances européens, au sein de l’ « Eurogroupe », à commencer par le sinistre ministre allemand, Wolfang Schaüble, un défenseur fanatique de l’ordre capitaliste. C’est une terrible déconvenue pour ceux qui se soucient du sort du peuple grec. Avant de tirer les conclusions qui s’imposent, résumons ce qu’il s’est passé ces deux dernières semaines :

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Pourquoi la surveillance souhaitée par le gouvernement nous menace même si nous n’avons a priori « rien à nous reprocher » ?

Cette semaine, le Premier ministre en personne défend le projet de loi sur le renseignement, qui est débattu selon une procédure d’urgence à l’Assemblée nationale et qui a pour but de répondre aux attentats de janvier dernier en région parisienne. Après une période de flou sur le contenu de cette loi, on sait désormais avec certitude qu’elle va légaliser des pratiques de surveillance à l’usage des agences de renseignements (DGSE – sécurité extérieure ; DGRI – renseignement intérieur, anciennement « RG »…). N’importe qui en France pourra être écouté et ses données de communications (« métadonnées » : à qui nous parlons, combien de temps etc. mais aussi ce que nous consultons sur Internet, à qui nous envoyons des mails et des sms…) consignées. Ce qui avait fait scandale aux États-Unis quand un technicien de la NSA (National security agency), Edward Snowden, avait révélé l’existence d’un système de surveillance de masse, arrive désormais en France. En réalité, avoue le gouvernement, ces pratiques existaient déjà chez nos agences de renseignement. Il s’agit « simplement » de les légaliser.

Si les députés commencent à approuver bêtement, faisant le pari que les gens sont apeurés et prêts à tout pour se prémunir du terrorisme, la mobilisation s’installe parmi les associations et les spécialistes d’Internet. Pourtant, en dehors des cercles informés, cette loi ne semble pas non plus bouleverser tout le monde. Car à première vue, l’idée que le gouvernement surveille de manière systématique nos conversations téléphoniques ou notre usage d’Internet prête surtout à la blague ou à l’indifférence. Tant qu’on ne souhaite pas faire exploser une bombe quelque part, qu’est-ce que cela peut bien nous faire ? Que des journalistes d’investigation ou des militants s’inquiètent, pourquoi pas, mais pour ceux qui ne font rien de particulier, pourquoi est-ce un problème ?

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Actualité : La “gauche” n’est plus qu’un accessoire pour élites

labelPSLe verdict est tombé quelques heures plus tôt : “la Gauche” a été battue. Dans certains journaux, à la télé, beaucoup font alors grise mine. La défaite de la gauche c’est triste, parce que de très nombreux journalistes, artistes, intellectuels se disent “de gauche” et sont donc peinés d’une telle déconvenue. Nous aussi, pendant des années, une défaite de la gauche nous déprimait. Cependant pourquoi, ce lundi, nous ne parvenions pas à avoir les larmes aux yeux  ? Pourquoi, comme pas mal de Français, cela nous importe peu que la Gauche perde ou gagne ?

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La défiance monte : tant mieux ! – Épisode 1

À la montée de la défiance, les élites répondent par la transparence – Une mini-série en quatre épisodes

Il est aujourd’hui courant de croiser un journal titrant sur la crise qui affecte la « démocratie » française : une « crise de confiance ». Les médias s’affligent que les affaires d’abus de biens ou de détournements de fond à répétition défigurent toujours plus l’image de notre personnel dirigeant. Ils pointent qu’en attendant l’extrême-droite récupère les pots cassés en sifflant le vieux refrain du « tous pourris ». La réponse envisagée par les politiques au pouvoir, secondés par la société civile, est alors la suivante : le « principe de transparence ».

Épisode 1 : Que cachent les diagnostics de « montée de la défiance » ?

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Vivent les grèves de taxis !

Lundi 15 décembre, les taxis parisiens ont menacé de bloquer la capitale. Il leur a été réservé le châtiment habituel pour ceux qui empêchent la région Île-de-France, centre économique du pays, de tourner à plein régime : des matinales radios piaffant de rage, des chaînes d’infos les insultant en continu. Journalistes et auditeurs en colère se sont empressés de cracher sur le corporatisme des taxis, leur manque d’ouverture d’esprit, leurs « crispations » face à ce qui leur est tombé dessus.

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