CHÔMAGE PARTIEL POUR LES OUVRIERS DE FIAT, 30 MILLIONS PAR AN POUR RONALDO

Un syndicat d’ouvriers de l’usine automobile Fiat de Melfi (Italie du sud) a prévu de se mettre en grève du 15 juillet au soir au 17 juillet au matin, lors de la présentation de la star portugaise Cristiano Ronaldo dans son nouveau club de foot de la Juventus Turin. Celui-ci arrive du Real Madrid contre 112 millions d’euros et percevra un salaire de 30 millions d’euros.

Loin de nous l’idée de critiquer des « millionnaires qui tapent dans un ballon », ce serait bien trop facile alors que les médias ne critiquent pas d’autres millionnaires qui apportent un divertissement jugé plus noble (les acteurs) ou les fortunes des grandes familles actionnaires rentières qui font encore beaucoup moins pour le bien commun. Mais force est de constater que Ronaldo n’est pas non plus un exemple puisqu’il a récemment accepté de verser 18,8 millions d’euros au fisc espagnol afin d’échapper à une peine de prison pour plusieurs délits fiscaux pour lesquels il a plaidé coupable. Après ça c’est facile d’avoir un engagement humanitaire pour lustrer son image. Avec ce transfert, il pensait être tranquille loin de l’Espagne. C’était sans compter l’action des ouvriers de Fiat écœurés par les inégalités de traitement entre salariés d’un même patron.

Car qu’est-ce qui pose problème au syndicat USB au juste ? Ils ont les mêmes actionnaires majoritaires que le club de football piémontais, la famille Agnelli. Pendant qu’eux subiront des périodes de carence imposées jusqu’en 2022, la famille Agnelli consent des dépenses faramineuses. Autrement dit leurs sacrifices servent in fine à engraisser Ronaldo.

Voici leur communiqué :
« Il est inacceptable que l’on dépense des centaines de millions d’euros pour l’achat d’un joueur alors que l’on demande dans le même temps à nous, travailleurs, des sacrifices.
On nous dit que les temps sont difficiles, qu’il faut recourir à des plans sociaux en attendant le lancement de nouveaux modèles qui n’arrivent jamais.
Alors que les salariés et leurs familles se serrent de plus en plus la ceinture, l’entreprise décide d’investir énormément d’argent sur un seul homme.
Est-ce juste ? Est-ce normal qu’un seul individu gagne des millions et que des milliers de familles n’arrivent pas à terminer le mois ?
Nous dépendons tous du même patron et ce traitement inégal ne peut être toléré.
Les salariés ont fait la fortune des propriétaires depuis trois générations, et en retour, ils n’ont reçu qu’une vie de misère[…] »

———————-

SI VOUS AVEZ AIMÉ CE TEXTE, SOUTENEZ FRUSTRATION, MAGAZINE TRIMESTRIEL DE CRITIQUE SOCIALE

▶️ ABONNEZ-VOUS :
https://www.frustrationlarevue.fr/sabonner-a-frustration/

OFFRE PROMO D’ÉTÉ À 15 EUROS (1 AN, 4 NUMÉROS) JUSQU’AU 15 JUILLET AVEC LE CODE “CAVAMANU”

▶️ COMMANDEZ LE DERNIER NUMERO SUR INTERNET : https://www.frustrationlarevue.fr/boutique/

EXPÉRIMENTATIONS : QUAND LE GOUVERNEMENT DÉROGE À LA LOI

Le gouvernement vient de reculer sur une expérimentation de publicité par marquage au sol qui avait lieu à Nantes et Bordeaux : pollution visuelle supplémentaire et surtout danger pour la sécurité routière. Et c’est bien pour ça que la publicité au sol est interdite. Alors qui l’a autorisée et comment ?

Il s’agit de France Expérimentation, « guichet unique » de la direction générale des entreprises (ministère de l’Économie) destiné à la « mise en place d’expérimentations réglementaires » afin de « stimuler l’innovation ». Les entreprises demandent à déroger à la loi pour un projet qui leur ouvrirait un nouveau marché économique et le ministère les autorise à expérimenter avant d’éventuellement adapter la loi à leur activité.

La Suite

POUR GATTAZ LE SMIC EST UNE « TRAPPE À CHÔMAGE »

 

Aujourd’hui, nous étions à une conférence de presse de Pierre Gattaz qui s’est fait un plaisir de démonter le SMIC, « trappe à chômage ». Son idée, c’est que pour les jeunes et les chômeurs les plus éloignés de l’emploi, il faut que l’État prenne en charge une partie du SMIC (des emplois aidés +++).

Il semblait donc plutôt ouvert à la prochaine mesure choc du gouvernement : la suppression de l’indexation du SMIC sur l’inflation. L’indexation du SMIC est présentée comme une augmentation annuelle, alors qu’il s’agit en fait de son alignement sur le coût de la vie. En d’autres termes, la désindexation du SMIC est une baisse pure et simple du salaire minimum puisqu’il stagnera pendant que le coût de la vie continuera lui à augmenter. Cette baisse touchera en particulier les travailleurs précaires ou peu qualifiés, ceux-là même qui sont les plus fragiles face aux hausses de loyer, car ils n’ont pas accès à la propriété, de carburant, d’énergie, etc.

La Suite

Propagande autoritaire VS propagande “démocrate”

A droite, l’Obs légendait ainsi, en avril 2014, une des nombreuses photos où le président russe se la raconte : “Vladimir Poutine se livre régulièrement à des opérations de com’ visant à lui donner l’image d’un surhomme.”, le tout accompagné d’une interview d’un chercheur expliquant les ressorts de la propagande de l’ogre du grand est.

A gauche, une brève dans le genre brosse à reluire auquel l’hebdomadaire nous a habitué depuis que son poulain est devenu président de la République : Quelques lignes, nul interview critique, et une légende dégoulinante de complaisance, qui nous explique que Macron “a encore donné de sa personne en revêtant un uniforme de pilote de l’armée de l’air, sous l’air amusé des militaires. Une com’ bien à lui.”

Une “com’ bien à lui”, et non “une propagande classique pour les chefs d’Etat autoritaires, qui ressemble fort aux photos de Vladimir Poutine que nous vous montrions il y a trois ans et qui doit nous questionner sur Emmanuel Macron”.

Une telle différence de traitement n’a rien d’étonnant. Pour l’Obs, son éditocratie et ce qu’il reste de son lectorat, l’autoritarisme et la propagande c’est toujours l’Autre. C’est Poutine, c’est Marine Le Pen, c’est (car ils n’ont peur de rien) Jean-Luc Mélenchon. Pas un bourgeois bien rasé venu de leur camp.

Les brosses à reluire de l’Obs et leurs confrères ne sont que des démocrates de posture. Ils défendent la démocratie quand ça les arrange, pour discréditer un adversaire ou pour se mettre en scène, de temps en temps, dans le camp des gentils.

Pour nous, démocrates à plein temps, les simagrées de Macron sont autant de crachats lancés à la gueule du peuple qui n’a pas voté majoritairement pour lui, et les torchons du genre de l’Obs sont uniquement bon à allumer un barbecue ou faire sécher l’intérieur de chaussures détrempées par une trop longue manifestation sous la pluie. Une du genre que nous leur opposerons à tous ces enfoirés, et ce, dès septembre.

Le monde de bisounours de Muriel Pénicaud

 

A l’Assemblée Nationale, la ministre du travail a tenu à rassurer les députés insoumis qui dénonçaient un arbitraire plus grand dans les entreprises, au profit du patronat, grâce à la prochaine réforme du Code du travail : Mais enfin, l’entreprise est une “communauté humaine” avec un objectif de “progrès économique et social” enfin, pas un “lieu systématique de conflit” !

Les entreprises avec leurs morts accidentés du travail, leurs harceleurs, leurs burn out, leurs maladies professionnelles, leurs plans de licenciement, ont un objectif de “progrès économique et social” ? Aucun chef d’entreprise n’irait défendre sérieusement une chose pareille, car les patrons savent bien que leur objectif est de générer du profit pour les créanciers et les actionnaires. Alors pourquoi la ministre nous raconte-t-elle cette fable ?

Parce que les puissants adooorent se raconter des histoires sur leur domination, le plus souvent pour la nier : Nooon, il n’y a pas de domination masculine, d’ailleurs les hommes subissent le joug des femmes et des homosexuels, comme l’explique Zemmour. Nooon, il n’y a pas d’élus corrompus qui s’enrichissent sur notre dos, les députés peinent à épargner avec leur 7500€ net qui leur permet à peine de vivre. Nooon, il n’y a pas de domination dans l’entreprise, salariés et employeurs pratiquent le “dialogue social”, syndicats et patronat sont des “partenaires sociaux” et d’ailleurs il n’y a plus d’ouvriers, mais des “opérateurs”.

La classe bourgeoise peut compter sur un bataillon d’éditorialistes, de chroniqueurs et d'”experts” pour répéter ces idioties qui n’ont pas le moindre rapport avec la réalité, et traiter sans complexe les autres “d’idéologues” et de “manque de pragmatisme” quand ils parlent de lutte des classes.

Pourquoi ont-ils recours à un tel travestissement, quasi pathologique, de la réalité ? Pour pouvoir se regarder dans la glace, comme les dames patronnesses qui, dans “Germinal” de Zola, viennent visiter les corons et disent en repartant qu’après tout on y vit si bien, “de vraies maisons de poupée” ? On imagine que c’est un peu le cas pour Muriel Pénicaud, cette ancienne DRH qui a du se chanter des berceuses de cet acabit pour mener en toute bonne conscience le management agressif des grandes entreprises pour lesquelles elle a travaillé.

Mais il s’agit surtout d’une stratégie d’enfumage visant à améliorer le contrôle de la bourgeoisie sur nos vies, en niant ses modalités: Alors que le mouvement ouvrier a passé un siècle a mettre en mot la domination que chacun subissait dans son coin, les partisans du néolibéralisme veulent nous y ramener en invisibilisant la violence qu’elle constitue.

Cette stratégie a porté ses fruits durant plusieurs décennies, faisant croire aux Français qu’ils faisaient tous partie de la classe moyenne et que la souffrance au travail était affaire de névrose et d’anxiolytique plutôt que de conflit de classe et de réunion syndicale. Elle a été portée aux nues par Emmanuel Macron durant sa campagne, avec ses termes flous et anticonflictuels (la “société civile”, le “en même temps”…) et sa foutue bienveillance, qui cachait l’appétit de pouvoir de notre nouveau monarque.

Mais elle a vécu, et désormais ce genre de phrase passe au mieux pour une blague, au pire pour une insulte. Il est grand temps de faire cesser cette farce.

On préfère n’être “rien” avec vous que de “réussir” avec eux

Ainsi donc il faudrait devenir des gens qui “réussissent”, ces fameux “entrepreneurs” qui “prennent des risques” pour “innover”, par crainte de n’être “rien” ? N’inversons pas les choses Monsieur le président :

Qui prend des risques dans ce pays ? Des fils et filles à papa qui, pour pouvoir lancer leur “start up”, sont dans l’écrasante majorité des héritiers ? Ces gens qui, une fois leur affaire montée, la vendent à Facebook ou Apple et récupèrent le pactole ? Ces gens qui, si leur affaire échoue, la mettront en dépôt de bilan et passeront à autre chose pendant que les travailleurs embarqués dans l’histoire se retrouveront sur le carreau ? (C’est ce qui est arrivé aux coursiers de Take Eat Easy qui se retrouvèrent sans job du jour au lendemain pendant que leurs ex-patrons partaient en vacances pour se remettre de leurs émotions: https://www.frustrationlarevue.fr/lesprit-coursier-contre-l…/)

Qui “innove” ? Des gens qui créent, comme les start uppers de la “Station F”, de nouvelles applis et surtout de nouveaux besoins, nous ramenant sans cesse à notre appétit consumériste plutôt que de permettre à la société d’avancer dans un monde aux ressources limitées ?

Ceux qui prennent de gros risques dans ce pays sont les travailleurs qui bossent de nuit ou en horaires changeants, qui ruinent leur santé et risquent l’infarctus. Ce sont les travailleuses qui subissent le management par la terreur, “innovation” de bande d’enfoirés qu’il faudrait acclamé, et qui engendre burn out, dépression, souffrance au travail. Ce sont celles et ceux qui subissent le chômage et la précarité et qui tentent pourtant de continuer à se battre pour eux et leurs proches. Ce sont les migrants qui traversent la méditerranée pour se sauver de la guerre et de la misère. Pas les bourgeois qui ont tout depuis un siècle et qui veulent nous faire croire qu’ils en chient à cause de nous.

Ceux qui innovent ? Ce sont celles et ceux qui se demandent comment se débarrasser du règne des riches, de leur modèle économique socialement nuisible et écologiquement destructeur, et celles et ceux qui se demandent comment vivre de façon solidaire et écologiquement viable. Pas ceux qui veulent l’étendre à l’infini, au mépris de toute valeur et de toute réalité, pour leur poche et celles de leur classe.

Se faire traiter de “rien” par des gens aussi mesquins et nuisibles, c’est un compliment.

L’intelligence supérieure de Macron, un mythe de plus

La pâmoison médiatique et politique autour d’Emmanuel Macron s’est reposée sur plusieurs mensonges, comme l’extrême “nouveauté” de son programme ou son originalité radicale. Ces points ne tiennent pas la route deux minutes puisqu’une réforme telle que celle du Code du travail n’est que l’aboutissement d’un processus durable de remise en cause du modèle social français depuis trente ans, remise en cause dont Macron n’a clairement pas la paternité.

L’autre mythe régulièrement utilisé par l’appareil propagandesque du président (composé du parlement, de l’Elysée, de l’Obs, de l’Express et de BFM et France Info, on s’excuse auprès de ceux qu’on oublie) est celui qui affirme que le monarque est dotée d’une intelligence supérieure, caractérisée par une finesse ultime et un grand sens de la nuance et prouvé par son service d’assistant auprès du “grand philosophe Paul Ricoeur”.

On nous raconte souvent que cette intelligence se nicherait par exemple dans la pensée du “en même temps” : En même temps de droite, en même temps de gauche, en même temps intime, en même temps people, en même temps pour les patrons, en même temps pour les salariés.

Or, plutôt qu’un signe d’intelligence, ces éléments de discours sont un signe de bêtise : La bêtise des bourgeois qui pensent que la société se résume à la lecture technocratique qu’ils en font, aux mythes auxquels ils sont biberonés depuis leur enfance (“Les Français aiment avoir un chef”), et qu’elle peut être gérée “comme une entreprise”, parce que composé d’une masse d’individus aux intérêts convergent.

Cette pensée simpliste, naïve et signe des bourgeois qui aiment voir le monde de la façon la plus avantageuse pour leurs intérêts se traduit de plus en plus ouvertement dans une politique autoritaire, butée et acharnée, celle d’une classe supérieure qui veut restaurer ses droits au mépris des conséquences pour les pauvres et précaires, et dont la grandeur d’âme tolère qu’on prive des migrants d’eau potable.

L’Elysée doit savoir que cela commence à se voir, et le président a tout intérêt à ne plus l’ouvrir pendant que ses ministres feront le sale boulot de mettre la société au pas.

De notre côté, refusons le mythe de l’intelligence des puissants : c’est à leur bêtise et à leur égoïsme que nous devons la violence de la société actuelle, et tous ces amateurs de dîners à la table des puissants en sont responsables, qu’ils soient énarques, polytechnicien, diplômés en philosophie ou médaillé Fields.

 

Derrière le cool Macron, les élites conservatrices et libérales

Samedi, La République En Marche était venu se faire “pinkwasher” à la Marche des Fiertés. Ce terme désigne la façon dont des institutions ou des Etats utilisent la cause homosexuelle pour se donner un coté tolérant et ouvert d’esprit et masquer ainsi la violence de leurs politiques. C’est ainsi que l’Etat d’Israël utilise la réputation “gay-friendly” de Tel Aviv pour gommer le martyre qu’il fait subir aux Palestiniens, et que le président Macron s’est exprimé hier en faveur des droits homosexuels, alors qu’il s’apprête à précariser durablement l’ensemble de la population (homosexuels compris, bien entendu).

Macron joue sur une image “ouverte” et “progressiste”, et pourtant il a accueilli dans son gouvernement des ministres ayant été des opposants actifs à l’ouverture du mariage aux couples homosexuels tandis que LREM a investi un député qui n’hésitait pas à qualifier l’homosexualité d’ “abomination”, rien que ça.

Pendant ce temps, le ministre de l’Intérieur est allé à Calais se borner à envoyer davantage de police et s’est montré sans pitié avec les associations d’aide aux réfugiés, leur demandant, selon Libération, d’aller “déployer leur savoir-faire ailleurs”.

Le “progressisme” de la République En Marche et de notre président, ce n’est que de la gueule. Business is business, et pour exécuter sa mission principale qui consiste à satisfaire les appétits boursiers de notre élite financière, Macron s’entoure de toute personne efficace, se souciant guère de leurs opinions et de leurs idéaux.

La tolérance, l’ouverture d’esprit, la bienveillance, tout cela ne sont qu’éléments marketing pour faire passer la pilule d’un règne violent et répressif.

« Je veux protéger les travailleurs » ou le mythe de la « flexisécurité » de Macron

Pour relativiser le caractère néolibéral du programme de Macron, éditorialistes, partisans et commentateurs divers soulignent que, s’il souhaite flexibiliser le droit du travail, il compte aussi apporter des « protections nouvelles » pour accompagner cette évolution. Ce serait la « flexisécurité », un modèle social régulièrement évoqué et dont on attribue l’origine aux pays nordiques. Il est en effet en vigueur au Danemark et repose sur deux piliers : le contrat de travail est plus flexible (on peut licencier plus facilement) mais en contrepartie, le système d’assurance-chômage est très avantageux, puisqu’il s’élève à 90 % du salaire des trois derniers mois avant le départ. Les syndicats sont en outre très impliqués dans la définition des conditions de travail par branche, et ils sont forts, puisque 70 % des salariés danois sont syndiqués contre 11% en France. Ce système est coûteux et cela explique pourquoi le taux de prélèvements obligatoires du Danemark est le plus élevé d’Europe : 50,8 % du PIB environ, contre 47,9 % en France ou 39,5 % en Allemagne.

Hormis pour l’aspect « flexi », Macron aspire à l’inverse du modèle danois : d’abord, il ne prévoit en aucun cas une hausse des indemnités chômage. Au contraire, l’étatisation de l’assurance-chômage et son universalisation, qu’il nous vend comme une « protection nouvelle », s’accompagneront très probablement d’une baisse générale de leur montant (car beaucoup plus de monde en dépendra et ce qu’un chômeur touchera pourrait ne plus être lié à son niveau de cotisation). Cette étatisation contribuera aussi à réduire le rôle des organisations salariales, qui n’en seront plus les gestionnaires, et leurs moyens financiers. Les conditions de travail seront définies par entreprise avec la possibilité de contourner la négociation syndicale. En outre, la fusion des instances de représentation des salariés ne risque pas de donner plus de poids et d’intérêt à l’engagement syndical.

Le programme d’Emmanuel Macron n’instaure donc nulle protection nouvelle pour les salariés (il instaure le chômage pour les indépendants et les chefs d’entreprise, c’est cela qui est nouveau). Il est donc erroné de dire qu’il a quelque rapport que ce soit avec la « flexisécurité » à la danoise.


Mise au point issue de notre numéro 10 :

Pour recevoir ce numéro et pour soutenir notre travail, abonnez-vous à Frustration !

Tennismen, rendez l’argent !

Alors que, porte d’Auteuil se pavanent nos meilleurs joueurs de tennis, le gendre idéal Lucas Pouille ou l’acrobate préféré des Français Gaël Monfils, c’est salutaire de rappeler que tous ces loulous ont bénéficié de la formation d’une fédération qui a une délégation de service public, partiellement financée par les finances publiques, et qu’une fois arrivés au meilleur niveau, fffuit, ils ont disparu du giron du fisc. Toute l’équipe de France historique (Tsonga, Gasquet, Monfils, Simon) est domiciliée en Suisse, alors que le petit nouveau Pouille s’est installé à Dubaï.

La Suite

Le nouveau numéro de Frustration est sorti ! Pour vous le procurer, abonnez-vous ou commandez-le en ligne via la boutique du site ! Ignorer