Présentation-Discussion de Frustration, Samedi 4 juillet

ÉVÉNEMENT FRUSTRATION :

Samedi 4 Juillet, une partie de l’équipe de Frustration fera une présentation publique du n°4 et de la démarche de notre revue à la librairie “La lucarne des écrivains”, dans le 19ème arrondissement de Paris.

Nous parlerons de notre manière d’écrire, de notre hostilité à l’égard des trucs intellos ou militants de la vieille école, de notre propos sur la démocratie, du pouvoir des lobby de l’agroalimentaire et des mythes autour du caractère intrinsèquement démocratique d’internet.

C’est un format présentation puis discussions avec la salle (c’est un petit truc, une vingtaine de personne, pas intimidant pour un sous).

Vraiment, si Frustration vous intéresse, si vous avez des questions à nous poser, si vous avez des idées d’articles ou de participation mais que vous nous trouvez pour l’instant trop fond noir et impersonnel (on nous dit parfois ça parce que nos articles pas signés), venez nous voir, on pourra discuter et ça sera certainement très sympa !

C’est à 19h30, dans cette librairie située 115 rue de l’Ourq, métro Crimée, sur la ligne 7

A samedi !

Pourquoi refuser d’être des « vrais hommes »

Contrairement à ce que cette illustration catchy laisse penser, le virilisme n’est pas que le propre des férues des salles de sport, mais s’épanouie pleinement parmi les haut cadres du CAC 40, les intellos des facs et les journalistes des rédactions parisiennes.

Les conservateurs comme Éric Zemmour, Alain Soral et les membres de la Manif pour tous nous racontent que la société s’est dévirilisée, et qu’il faudrait restaurer le règne des vrais bonshommes pour résister à la crise morale et économique. Rien n’est plus faux : parents, médias et institutions apprennent toujours aux hommes à vouloir devenir des « vrais hommes », et cela nous nuit à tous, hommes ou femmes, homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels, en tant qu’individus et en tant que collectif.

La Suite

Sortie de FRUSTRATION n°4 Vendredi 19 Juin

Vendredi sortira le 4ème Frustration. Cela fera un an que nous diffusons la revue, et nous vous avons préparé un numéro spécial démocratie. Entre le 49.3 et le chantage à la Grèce, nous sommes de saison ! Voici notre édito et notre sommaire :

EDITO

Il y a 10 ans, les Français rejetaient à 54,68 % des suffrages exprimés (69 % de participation) le traité constitutionnel européen. Peine perdue, 2 ans plus tard les dirigeants de l’Union européenne nous décrétaient incompétents et instituaient le traité de Lisbonne, voté cette fois par le Parlement en France, à une très large majorité. L’élite politique a décidé pour nous, au plus grand bénéfice de l’élite financière.

En écrivant ce numéro 4, en s’intéressant à des sujets qui nous concernent tous les jours, comme Internet, fausse utopie égalitariste ne profitant en fait qu’à quelques-uns, ou bien notre alimentation, monopolisée par une poignée de multinationales, ou encore l’École, qui n’est pas en mesure de dispenser le même enseignement à tous ses élèves, nous en sommes venus à nous dire que c’est cette absence de démocratie qui est à la base de toutes les inégalités : nous subissons au quotidien des choix qui ne sont pas les nôtres mais ceux de l’élite politico-financière, à son unique profit.

Et c’est devenu très grave car, en France, entre 2008 et 2012, alors que les revenus annuels des 10 % les plus riches ont augmenté de 450 euros, ceux des 40 % du bas de l’échelle ont subi une baisse de 400 à 500 euros (Observatoire des inégalités / INSEE). Par conséquent, ce sont 440 000 enfants supplémentaires qui sont devenus pauvres dans le même temps (selon une étude de l’Unicef rendue publique le 9 juin dernier).

Pourtant, beaucoup de gens se désintéressent de « La Politique ». Beaucoup s’abstiennent. Et ils ont raison, vu ce qu’on nous propose. En France, la bonne vieille politique politicienne, où un siège d’élu passe avant un programme. En Grèce, un gouvernement populaire voulant redistribuer les richesses et qui se retrouve étranglé par ses créanciers. Des institutions internationales imposées par l’élite qui tient à nous montrer que non, il n’y a décidément pas d’alternative.

Ne votons qu’à condition qu’on arrive à avoir un mouvement politique qui, comme en Espagne, abandonne le clivage droitegauche qui ne signifie plus rien, dise ciao aux élus et aux installés, établisse un programme clair et démocratique dont un des objectifs principaux serait de réduire considérablement le pouvoir de l’élite. Peut-être même ne faudrait-il pas l’attendre, ce mouvement, mais le faire ?

SOMMAIRE :

La Preuve que nous ne sommes pas en démocratie
La démocratie, on se l’est mise derrière l’oreille : on vote, et pourtant on n’a aucun contrôle sur ce qui nous arrive. Cet article nous démontre par A+B que tout ceci n’est pas qu’une impression. Car si nous n’avons aucun contrôle, ce n’est pas que l’intérêt général ou le consensus gouverne, c’est qu’une élite politico-financière a détourné nos institutions à son profit.

Le capitalisme en ligne. Internet n’est pas encore l’utopie rêvée
Internet, Eldorado de la démocratie ? Pas si sûr ! L’utopie voudrait pourtant que les inégalités s’effacent derrière les écrans de nos ordinateurs, que du plus pauvre au plus riche, chacun puisse avoir accès aux mêmes savoirs et aux mêmes chances de réussites. Mais Internet n’est pas gratuit : il demande du matériel, des connaissances, du temps que tous ne partageons pas. Comme « dans la vraie vie », les inégalités traditionnelles intimement liées au système capitaliste persistent et profitent à une poignée de grands groupes « 2.0 ».

Perdu au supermarché. Comment reprendre le pouvoir sur notre alimentation ?
On ne sait plus quoi acheter qui ne soit pas écologiquement nuisible ou dangereux pour notre santé : c’est normal, car une dizaine de multinationales vendent l’essentiel des marques disponibles et contrôlent l’information et l’expertise scientifique sur le sujet. Notre article “Perdu au supermarché” vous montre comment, et donne quelques pistes pour s’en sortir”

L’école, service après-vente du capitalisme ? L’école face à la misère sociale.
Nous avons parlé de l’École de manière plutôt théorique dans notre numéro 3. Cette fois-ci, nous avons décidé d’aborder la question scolaire par le biais d’un témoignage argumenté, réalisé par un nouveau contributeur qui partage son expérience professionnelle pour ce numéro 4 de Frustration

Comment l’élite fait le choix de l’inégalité des chances à l’école

L’École est sans cesse au cœur des débats « sociétaux » : elle devrait mieux inculquer les valeurs de la République aux jeunes des banlieues, mais aussi apprendre aux garçons et aux filles à ne pas développer des stéréotypes de genre, et puis encore sensibiliser tantôt aux bienfaits de la colonisation tantôt à ses méfaits. Au gré des évènements de l’actualité et des modes, le ministère de l’Éducation nationale publie une nouvelle circulaire ou lance une nouvelle réforme que les enseignants doivent appliquer illico. La dernière suscite un débat passionné sur les langues rares et les classes européennes qu’il faudrait préserver pour conserver notre « excellence ». Or, pendant qu’on ergote sur ces détails et que des intellectuels s’époumonent dans des tribunes pour sauver Cicéron et une école Républicaine qui n’existe que dans leurs fantasmes germanopratins, l’institution scolaire opère une sélection sociale drastique éliminant systématiquement les enfants de pauvres et permettant aux enfants de l’élite de gagner à tous les coups. Au nom d’un principe d’universalité, l’École ne donne pas aux enfants de milieux défavorisés les moyens nécessaires pour y réussir. Derrière le discours sur l’égalité des chances permettant aux plus intelligents et bosseurs de la Nation d’en devenir les leaders, l’élite fausse la compétition dès le départ et assure une avance confortable à ses rejetons dans la course aux diplômes. Tout ce que vous allez lire est tiré d’expériences et d’enquêtes scientifiques rigoureuses.

La Suite

Pourquoi la surveillance souhaitée par le gouvernement nous menace même si nous n’avons a priori « rien à nous reprocher » ?

Cette semaine, le Premier ministre en personne défend le projet de loi sur le renseignement, qui est débattu selon une procédure d’urgence à l’Assemblée nationale et qui a pour but de répondre aux attentats de janvier dernier en région parisienne. Après une période de flou sur le contenu de cette loi, on sait désormais avec certitude qu’elle va légaliser des pratiques de surveillance à l’usage des agences de renseignements (DGSE – sécurité extérieure ; DGRI – renseignement intérieur, anciennement « RG »…). N’importe qui en France pourra être écouté et ses données de communications (« métadonnées » : à qui nous parlons, combien de temps etc. mais aussi ce que nous consultons sur Internet, à qui nous envoyons des mails et des sms…) consignées. Ce qui avait fait scandale aux États-Unis quand un technicien de la NSA (National security agency), Edward Snowden, avait révélé l’existence d’un système de surveillance de masse, arrive désormais en France. En réalité, avoue le gouvernement, ces pratiques existaient déjà chez nos agences de renseignement. Il s’agit « simplement » de les légaliser.

Si les députés commencent à approuver bêtement, faisant le pari que les gens sont apeurés et prêts à tout pour se prémunir du terrorisme, la mobilisation s’installe parmi les associations et les spécialistes d’Internet. Pourtant, en dehors des cercles informés, cette loi ne semble pas non plus bouleverser tout le monde. Car à première vue, l’idée que le gouvernement surveille de manière systématique nos conversations téléphoniques ou notre usage d’Internet prête surtout à la blague ou à l’indifférence. Tant qu’on ne souhaite pas faire exploser une bombe quelque part, qu’est-ce que cela peut bien nous faire ? Que des journalistes d’investigation ou des militants s’inquiètent, pourquoi pas, mais pour ceux qui ne font rien de particulier, pourquoi est-ce un problème ?

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Actualité : La “gauche” n’est plus qu’un accessoire pour élites

labelPSLe verdict est tombé quelques heures plus tôt : “la Gauche” a été battue. Dans certains journaux, à la télé, beaucoup font alors grise mine. La défaite de la gauche c’est triste, parce que de très nombreux journalistes, artistes, intellectuels se disent “de gauche” et sont donc peinés d’une telle déconvenue. Nous aussi, pendant des années, une défaite de la gauche nous déprimait. Cependant pourquoi, ce lundi, nous ne parvenions pas à avoir les larmes aux yeux  ? Pourquoi, comme pas mal de Français, cela nous importe peu que la Gauche perde ou gagne ?

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Sortie du n°3 de FRUSTRATION le 21 février 2015

FRUSTRATION N°3 est sortie !

Disponible en librairie à partir de demain (pour l’Île de France) et lundi (pour ailleurs) et sur internet à partir de demain !

Au programme de ce numéro 3 (52 pages, 4.70€) :

Un article sur “l’économie démocratique” : nous nous sommes essayés à notre tour à dire ce qui n’allait pas dans l’économie Française, comme l’avaient fait avant nous Jacques Attali et Louis Gallois, et notre diagnostic diffère sensiblement de celui de nos deux brillants technocrates : il semblerait, selon nos analyses, que ce qui plombe notre économie ait plus à voir avec le coût du capital qu’avec le coût du travail, et que nos grands chefs d’entreprise handicapent lourdement nos performances ! La solution ? L’économie démocratique.

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, nous vous avons préparé un article sur les impôts. Car depuis quelques années, les riches ont su rallier à leur causes de fraudeurs fiscaux planqués des gens qui n’ont rien à voir avec leur combat mais qui les rejoignent autour du mécontentement fiscal. On vous donne donc 5 bonnes raisons d’aimer payer les impôts, à condition toutefois qu’on change deux-trois choses dans la manière dont ils sont répartis. Oh, des broutilles, comme par exemple organiser une “terreur fiscale” contre les riches.

Les riches qui tentent, comme Bernard Arnault, de passer à la postérité en construisant de gros musées d’art contemporain avec la bénédiction des politiques et des journalistes ne seront pas laissés en paix avec notre article suivant, consacré à la fondation Louis Vuitton tout juste inaugurée.

Dans un autre registre, ce numéro abordera la question des inégalités entre hommes et femmes sous l’angle du virilisme. L’identité masculine dont Zemmour et ses amis déplorent la perte se porte bien, merci, et il est temps de la dénigrer avec la même force que lorsque les féministes ont attaqué les clichés de la féminité.

Enfin, nous parlerons d’une institution qui fait régulièrement l’objet de débats “sociétaux” ou “républicains”, l’école, et nous montrerons que son problème n’a rien à voir avec la perte du respect mais qu’elle est utilisée par la bourgeoisie à son bénéfice, engendrant d’énormes inégalités dont le peuple paye le prix. Il est grand temps de mettre fin à ce scandale d’Etat pour avoir une école réellement égalitaire.

Frustration va donc vous aider à passer l’hiver à la chaleur d’une critique enflammée et dans la perspective du rallumage de quelques bûchers.

 

Le numéro 3 de Frustration va sortir le 21 février en librairie et sur internet !!

Au programme, un article sur “l’économie démocratique” : nous nous sommes essayés à notre tour à dire ce qui n’allait pas dans l’économie Française, comme l’avaient fait avant nous Jacques Attali et Louis Gallois, et notre diagnostic diffère sensiblement de celui de nos deux brillants technocrates : il semblerait, selon nos analyses, que ce qui plombe notre économie ait plus à voir avec le coût du capital qu’avec le coût du travail, et que nos grands chefs d’entreprise handicapent lourdement nos performances ! La solution ? L’économie démocratique.

Ensuite, nous vous avons préparé un article sur les impôts. Car depuis quelques années, les riches ont su rallier à leur cause de fraudeurs fiscaux des gens qui n’ont rien à voir avec leur combat mais qui les rejoignent autour du mécontentement fiscal. On vous donne donc 5 bonnes raisons d’aimer payer les impôts, à condition toutefois qu’on change deux-trois choses dans la manière dont ils sont répartis. Oh, des broutilles, comme par exemple organiser une “terreur fiscale” contre les riches.

Les riches qui tentent, comme Bernard Arnault, de passer à la postérité en construisant de gros musées d’art contemporain avec la bénédiction des politiques et des journalistes ne seront pas laissés en paix avec notre article suivant, consacré à la fondation Louis Vuitton tout juste inaugurée.

Dans un autre registre, ce numéro abordera la question des inégalités entre hommes et femmes sous l’angle du virilisme. L’identité masculine dont Zemmour et ses amis déplorent la perte se porte bien, merci, et il est temps de la dénigrer avec la même force que lorsque les féministes ont attaqué les clichés de la féminité.

Enfin, nous parlerons d’une institution qui fait régulièrement l’objet de débats “sociétaux” ou “républicains”, l’école, et nous montrerons que son problème n’a rien à voir avec la perte du respect mais qu’elle est utilisée par la bourgeoisie à son bénéfice, engendrant d’énormes inégalités dont le peuple paye le prix. Il est grand temps de mettre fin à ce scandale d’État pour avoir une école réellement égalitaire.

Frustration va donc vous aider à passer l’hiver à la chaleur d’une critique enflammée et dans la perspective du rallumage de quelques bûchers.

Sortie du n°2 de Frustration – “Mort aux réseaux”

Cet automne, Frustration s’attaque aux beaux discours qui donnent au capitalisme une apparence de nouveauté, tout en culpabilisant un peuple rétrograde et inadapté. Ne vous laissez plus prendre aux pièges de la nouvelle langue de l’élite. Cet automne, lisez Frustration.

EDITO. « J’aime l’entreprise » a déclaré le Premier ministre à l’université d’été du MEDEF pour saluer les efforts des patrons. Tandis que cet automne, sous la bannière « J’aime ma boîte et j’assume », la fête annuelle des entreprises a célébré les « initiatives » des salariés. Ainsi, chacun serait maître de sa propre petite entreprise dans « un monde qui bouge ». Pour réussir sa vie, il « suffit » de créer, d’entreprendre, d’innover ! Et pour « monter sa boîte », il n’y a qu’à faire appel à son réseau ! Un problème ? On peut dialoguer avec ses partenaires sociaux ! Ces slogans veulent nous faire croire que nous vivons dans un monde pacifié et plein d’opportunités, où les anciennes dominations ont disparu et où les oppositions ne sont plus que de lointains souvenirs. La solidarité, le collectif, la révolte sociale disparaissent sous ces injonctions à être créatif, à se vendre, à être mobile, à être flexible et à négocier. À ceux qui veulent rester généreux, plutôt que la politique, on propose enfin l’humanitaire pour qu’ils aient bonne conscience et n’aillent pas chercher trop loin. Tout finit par être si simple que celui qui n’a pas les moyens de mener la vie entreprenante qu’il faut se retrouvera seul face à son échec, sans personne pour lui rappeler que les dés sont pipés. Car le système n’a pas changé d’un iota. Les bourgeois sont encore et toujours aux commandes, ils ont simplement trouvé de nouvelles façons d’avancer leurs pions et d’incruster leurs enfants. Pour cesser de subir et commencer à jouer selon d’autres règles, Frustration est une arme anti-réseaux à mettre entre toutes les mains.

Frustration double son tirage, s’offre une arrivée dans de nouvelles librairies, et un nouveau système de vente en ligne.