Bonne année de colère unificatrice

Bonne année à toutes nos lectrices et tous nos lecteurs fidèles ainsi qu’à celles et ceux qui nous suivent sur ce site !

Ce que l’on sait de l’année à venir c’est que le gouvernement va continuer à nous faire tous nous faire nous sentir de trop : trop coûteux pour les entreprises, trop difficiles à indemniser pour notre “modèle social à rénover”, trop compliqué à soigner, impossible à tous héberger ou accueillir.

Face à ça, on peut se souhaiter une année de citoyenneté offensive et décomplexée : nous avons des droits et personne ne nous fait l’aumône quand nous touchons le chômage où quand nous utilisons notre carte vitale. Nous cotisons, nous payons des impôts, ce modèle social a été mis en place par le peuple résistant de la Libération, et s’il va mal c’est parce qu’il est géré depuis trente ans par des bourgeois qui rêvent de sa disparition et l’objectif le plus rationnel reste toujours de leur en reprendre les rênes avant que ces gens insensibles ne détruisent tout.

Ne nous excusons pas de vouloir vivre bien, de ne pas travailler trop, de n’avoir rien à “créer” ou aucun “projet à monter”. Cette année, ne marchons pas selon les leçons et les aspirations de gens qui sont nés avec du capital à investir.

On peut se souhaiter une année de colère unificatrice, de solidarité face à toutes les tentatives de division des gens face aux riches. Face à ceux qui inventent des fortunes que toucheraient les migrants quand ils arrivent chez nous et qui ne s’intéressent guère au fait que Muriel Pénicaud ne va payer aucun ISF en 2018 grâce à la réforme qu’elle a elle-même soutenu. On n’est jamais mieux servi que par soi-même et c’est 60 000€ que la ministre va économiser.

60 000€ ! Et les centaines de milliers de nos patrons, les millions de nos financiers, les milliards des gens les plus riches du monde qui gagnent autant à 10 que la moitié de l’humanité.

Cette année encore il y aura des tempêtes, des canicules et des inondations : souhaitons que nous nous ne culpabilisions plus pour nos “petits gestes du quotidiens” que nous aurions fait ou pas fait, et que nous regardions du coté des géants de l’agriculture productiviste et de la classe dirigeante qui pollue allègrement, en toute décomplexion, tout en s’affichant régulièrement à des sommets mondiaux où la lutte contre le réchauffement climatique se porte comme le dernier bijou à la mode dans le gotha.

Bref, une année de plus où, comme nous le disions dans notre premier numéro lancé il y a trois ans, plutôt que de haïr le voisin, mépriser le pauvre, lyncher le migrant, il nous faudra détester le riche.

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