Frustration n°9 (n°1 en kiosque) sort cette semaine !

Frustration n°9 est une nouvelle formule pour notre magazine, plus qualitatif et plus adapté à la vente en kiosque : plus long (64 pages contre 48 précédemment), comportant plus d’articles et surtout intégralement en couleurs !

Il a été envoyé aux abonnés et donateurs mardi 21 février, pour une arrivée dans leurs boîte aux lettres jeudi 23 février.

Il sera disponible dans 2800 marchands de presse en France (Kiosque, maison de presse, Relay…) vendredi 24 février. Nous mettrons en ligne une carte vous permettant de localiser le point de vente le plus proche de chez vous.

Il sera distribué en librairie la semaine prochaine, à partir du lundi 27 février.

Le 28 février, il sera disponible en achat en ligne sur notre site web.

Le plus rapide moyen de le recevoir est, en attendant, de vous abonner, par ici !

 

addwigs uk

S’abonner à Frustration

Le meilleur moyen de soutenir Frustration, un trimestriel indépendant, grand public et sans publicité, c’est de s’abonner.

Le tarif d’un abonnement annuel (4 numéros) à Frustration est de 19€60 (chaque numéro coûte 4€90 et les frais de port sont offerts pour la France, Andorre et Monaco) ou 27€, tarif de soutien. Nous proposons une formule parrainage : abonnez quelqu’un en même temps que vous et bénéficiez d’une remise totale de 25 % (1 numéro offert par abonné), soit 29€40 pour 2 abonnements.

1 – S’abonner par Internet :

Nous utilisons la plate-forme HelloAsso, qui facilite le fonctionnement des associations comme la nôtre. Pour vous abonner vous avez seulement besoin de votre carte bancaire et d’aller sur ce lien.

2 – S’abonner par courrier :

Vous pouvez nous envoyer un chèque de 19€60 à l’ordre de ASSOCIATION FRUSTRATION LA REVUE à l’adresse suivante :

Association Frustration la revue
12, rue des Bateliers
93400 Saint-Ouen

Dans votre courrier, précisez bien à partir de quel numéro vous voulez vous abonner (premier numéro reçu).

Bibliothèques et centres de documentation :

Offre préférentielle à 17€80. Merci de nous contacter à abonnement@frustrationlarevue.fr pour définir les modalités de paiement (virement ou chèque). Plaquette de présentation de la revue ici : document-presentation-frustration-n8

Frustration n°9 – Les élites en campagne (printemps 2017)

Une riche héritière, un ex-banquier d’affaires énarque ami de tous les patrons et deux rentiers de la politique sortant des gouvernements les plus détestés de la Ve République : voici le casting des favoris des sondages pour les élections présidentielles.
Que s’est-il donc passé depuis le printemps dernier, lorsque la grande majorité des Français s’élevait contre la loi Travail, symbole de l’extension infinie de l’influence des patrons et des actionnaires sur notre vie politique ? Deviendrons-nous amnésiques tous les cinq ans ? Non, mais entre les différences de moyens considérables des candidats et la mainmise des médias dominants sur la qualification définitive des programmes – “réalistes” et “pragmatiques” pour les uns, “utopiques” ou “sans aucune chance” pour les autres -, force est de constater que d’autres tentent de choisir pour nous les projets politiques que l’on a le droit de considérer et qui ont pour point commun d’être faussement à notre avantage et vraiment au leur.
À l’approche des présidentielles, Frustration veut remettre les candidats à leur place sociale, celle de puissants qui prétendent devenir, le temps d’une élection, nos représentants.

Pour son premier numéro en kiosque, nous proposons une nouvelle formule, avec une maquette en couleur, plus aérée et un sommaire toujours plus fourni :

Au sommaire :

  • ACTUALITÉS « L’actualité vue par Frustration » – Les commentaires, coups de gueule et espoirs de la rédaction ces trois derniers mois.

DOSSIER : LES ÉLITES EN CAMPAGNE

  • ENQUÊTE : « Qui est l’élite au pouvoir ? » Il est devenu à la mode de taper sur « les élites », et tout le monde s’en donne à cœur joie, de Macron à Le Pen. Des « bobos multiculturels » aux « fonctionnaires privilégiés », on détourne le sens de ce mot pour éviter de parler du groupe dominant dont font partie la plupart de nos candidats. Cette enquête donne, preuves à l’appui, une définition autrement plus rigoureuse que les embrouilles de campagnes ne le font.
  • CONTRE-PORTRAIT : « Emmanuel Macron, candidat du système » – Emmanuel Macron est la coqueluche des médias et beaucoup de citoyens sont conquis par son profil « d’outsider » ou son étiquette « anti-système ». Mais qui est donc cet homme qu’on nous vend ? Frustration a enquêté sur le « produit Macron » et y a trouvé de nombreux éléments qui devrait doucher l’enthousiasme de beaucoup, de ses liens avec le nouveau magnat des médias Patrick Drahi à ses riches donateurs.
  • ENTRETIEN : « Profession chauffeur de ministre : la classe politique est-elle déconnectée ? » – Sous couvert d’anonymat, un chauffeur dans un ministère répond à cette question : la vie des hommes politiques français les condamne-t-elle à se mettre au service du pouvoir des riches ?
  • DÉBAT : « Le revenu universel, une fausse bonne idée » – Idée phare d’un Parti Socialiste en pleine décrépitude, le revenu universel n’est peut-être pas la mesure « très à gauche » que beaucoup décrivent hâtivement. Passant à coté de la nécessaire critique de la façon dont le travail est rémunéré dans ce pays, il pourrait même arranger bien de puissants intérêts.
  • PORTRAIT : « Henri de la Croix de Castries : la finance avec Fillon »  – l’ex-PDG d’Axa est sans doute un des hommes les plus puissants du pays. Représentant de la finance française, il soutient Fillon et pourrait bien devenir – si nous ne faisons rien – son ministre de l’économie. Avec de Castries, la finance a un visage et nous avons voulu vous le montrer.

Et aussi :

  • TÉLÉVISION : « Météo des neiges, télé de riches » – N’est-ce pas étrange que la météo des neiges squatte nos chaînes tous l’hiver alors que moins de 8% des Français ont les moyens de partir au ski ? Dans cet article on apprend que les cadres sont 6 fois plus présents à la télé qu’ils ne le sont dans la société. Les ouvriers et employés y sont quasi invisibles ou cantonnés à certains programmes. Avec des conséquences inévitables sur nos perceptions de la société et de la vie « normale » que peu ont pourtant les moyens de vivre.
  • HISTOIRE : « De « Jeanne, au secours » à « Marianne n’est pas voilée » – mise au point sur les usages politiques de l’Histoire » – Premier article pour Frustration d’Histony, youtuber spécialiste des questions historiques, qui décrypte ici les abus politiques sur l’Histoire et donne des pistes pour un usage raisonné des références du passé.
  • CINÉMA : « En stage d’observation (de l’injustice) – chronique du film Maman a tort de Marc Fitoussi » – Le monde du travail est rarement représenté au cinéma, alors le stage obligatoire en classe de 3e, vous pensez ! Ce film nous offre une vision réaliste de la sauce à laquelle les enfants seront mangés dans l’entreprise privée capitaliste.

En vente ici.

Enquête : Hamon est-il un candidat “très à gauche” ?

Le lendemain de la désignation du candidat du parti au pouvoir pour les prochaines élections, le journal Libération affichait son visage en Une accompagné de la sentence: “Une gauche de gauche”. Le quotidien restant pour beaucoup, malgré son appartenance au groupe SFR Presse du milliardaire Patrick Drahi, la référence en terme de délivrance de ce label de “gauche”, nombre de nos concitoyens en ont déduit que le Parti Socialiste était redevenu fidèle à son passé social. Finies les trahisons de Hollande, le libéralisme économique de Valls, l’autoritarisme et la répression de Cazeneuve durant le printemps 2016. Oubliés les gazs lacrymogènes contre la CGT et les matraquages de lycéens : le PS a non seulement un candidat  de gauche, mais d’une “gauche de gauche”. Qu’en est-il vraiment ? A-t-on de bonnes raisons de croire que Benoît Hamon sera ce candidat rêvé, ni “gauche de droite” (trop Valls), ni “gauche radicale” (trop Mélenchon) ?

La Suite

Les Fillon passent, les pratiques restent : Pour l’abolition des privilèges

 

« Je pense qu’on ne peut pas diriger la France si on n’est pas irréprochable »

Voici ce que déclarait François Fillon en novembre 2016 pour discréditer ses rivaux à la primaire de la droite, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. Maintenant que l’on soupçonne qu’il entretenait son épouse avec l’argent du contribuable, on peut moquer chacune de ses prises de paroles antérieures et dénoncer avec encore plus de virulence ses attaques régulières contre les « assistés », qui sont en réalité de pauvres gens qui vivent le plus souvent sous le seuil de pauvreté, tandis qu’à eux deux les époux Fillon ont vécu des années durant au crochet de l’État pour plus de dix mille euros par mois. Mais ce qui frappe aussi, c’est le sentiment d’impunité dans lequel était monsieur Fillon pour pouvoir endosser ces derniers mois un rôle de père la vertu. Ne se rendait-il pas compte de l’énormité de sa contradiction ? N’imaginait-il pas le dégoût qu’il provoquerait lorsque ses pratiques supposées seraient rendues publiques ?

La Suite