Les machines à démobiliser: Comment syndicats et partis tuent l’engagement politique et comment faire des organisations qui ne tombent pas dans ces travers.

InflexiblesLogoOn entend souvent dire que les Français ne s’engagent pas assez, qu’ils ont déserté les partis politiques et les syndicats. D’après les enquêtes de confiance, les syndicats et les partis sont d’ailleurs les institutions dont les gens se méfient le plus. Et c’est particulièrement le cas des moins de trente ans. Alors, pourquoi ce dégoût ? Est-ce parce que chacun préfère s’occuper de son « petit moi », que « l’individualisme » a pris le dessus, comme le disent les intellectuels et les militants soucieux de se dédouaner de la méfiance qu’ils suscitent ? Non, c’est parce que les lieux d’engagement que sont les syndicats et les partis sont trop souvent confisqués par une élite, même lorsqu’ils sont dédiés à la contestation de l’ordre social. Si les gens s’en détournent c’est parce que leurs accès sont verrouillés, et que ces organisations sont d’énormes machines à décourager et à dégoûter de la politique. Pourtant, certaines initiatives montrent que les organisations collectives ne sont pas vouées à l’échec. On peut permettre aux gens de s’engager politiquement à certaines conditions.

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Pour assurer notre sécurité face au terrorisme, mieux vaut nous organiser nous-mêmes !

Parce que nos dirigeants nous ont enferré dans des aventures guerrières menées en notre nom mais sans que nous ayons notre mot à dire, nous courrons désormais le risque de subir les nouveaux assauts du groupe fanatique religieux à l’idéologie fasciste Daesh. Les civils de Paris en janvier et en novembre, de Bruxelles et Lahore en mars ont été la cible du terrorisme. Notre élite politique nous demande de “nous tenir prêts” à de nouvelles attaques, et d’attendre sagement qu’elle résolve la situation pour nous. Mais que fait-elle ? Elle instrumentalise la police pour réprimer les mouvements sociaux, elle infantilise la population en cherchant à rassurer plutôt qu’à protéger ! Que faire lorsque notre sécurité est assurée par des dirigeants cyniques et des institutions inefficaces ? Nous organiser nous-mêmes, par le biais de la constitution d’une garde citoyenne, inspirée de la garde nationale des révolutions françaises. Dans cet extrait de notre article “Reprendre notre sécurité en main”, issu de notre numéro 6, nous menons cette critique des politiques sécuritaires qui ne sécurisent rien et nous explicitons cette proposition de garde citoyenne.

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C’est aux citoyens de décider de la paix ou de la guerre – Reprendre notre défense aux élites

Depuis une décennie désormais Sarkozy puis Hollande ont adopté une approche particulièrement guerrière en matière de politique étrangère. C’est cette politique qui expose aujourd’hui les citoyens français. Au nom d’un prétendu devoir d’ingérence face à des dictateurs qui oppriment leurs peuples, nos gouvernants ont envoyé l’armée française éliminer Kadhafi puis s’enferrer dans le bourbier irakien issu des interventions américaines. La plupart des analystes s’accordent a minima pour considérer que le Gouvernement ne suit aucune ligne stratégique claire en la matière. Alors pourquoi continuer là-dedans ? Les journalistes aiment raconter que nos présidents l’ont fait pour grappiller des points de popularité. Ce serait vraiment prendre les gens pour des idiots, et d’ailleurs ça ne marche pas. Les élites font d’abord la guerre pour des intêrets financiers bien compris : ceux des entreprises d’armements et des grands groupes en général. Voici un extrait de notre article “Reprendre notre sécurité en main”, issu du n°6 de Frustration.

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Reprendre notre sécurité en main : Pourquoi il ne faut pas faire confiance aux élites pour assurer notre sécurité

Vous aussi vous les voyez, ces incohérences qui se multiplient, ces gouvernants qui disent tout faire pour protéger le pays mais qui jouent encore à faire des mesures électoralistes après le massacre de 130 personnes en plein Paris ? Vous aussi vous trouvez ça louche que notre pays soit « en guerre » mais que nos gouvernants organisent la vente de milliers d’avions de chasse et d’armes de tout type au monde entier, y compris aux alliés de nos agresseurs ? Vous aussi vous ne savez pas ce que ça veut dire quand le Premier ministre nous dit de nous « tenir prêts » à une nouvelle attaque terroriste mais qu’il ne nous donne ni informations ni moyens pour nous défendre ? Il nous semble que nous avons raison de ne pas faire confiance, en ces temps troublés, à l’élite qui nous gouverne. Nous avons réfléchi à des pistes concrètes pour que nous reprenions notre sécurité en main.

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La trahison logique du Parti Socialiste

 La loi El Khomri est perçue par beaucoup comme une énième trahison du parti au pouvoir, dont le candidat prétendait pourtant en 2012 vouloir combattre la finance. Certaines personnalités, comme l’inspecteur du travail Gérard Filoche, continuent de défendre le parti en prétendant qu’il aurait été “détourné” de ses objectifs normaux par Valls et Macron. L’idée que les membres du gouvernement auraient trahi leurs militants ne tient pas longtemps quand on se penche sur l’évolution de leur composition. De parti timidement du coté du peuple dans les années 70, le PS est devenu le représentant des classes moyennes supérieures dans les années 80, avant d’être désormais celui du patronat. Vous trouverez ici un extrait de notre enquête “PS, le vote inutile“, présent en intégralité dans le n°6 de Frustration “Pour qui travaille la classe politique ?”.

 

 

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A quoi ressemblerait une démocratie réelle ?

couverture_FR4_vignetteNous vivons dans un pays où 2 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, où 3,6 millions de personnes sont mal-logées, où 3,5 millions de personnes bénéficient de l’aide alimentaire, et où les grands patrons les mieux payés gagnent entre 400 et 1 100 fois le smic. Un pays où un petit nombre gouverne le grand nombre et l’asservit. Ce pays n’est pas une démocratie mais une dictature.  Alors que fait-on ? On laisse une classe décider pour nous comme maintenant ? On l’ « interpelle » en espérant encore et toujours qu’elle daigne nous écouter et agir dans l’intérêt du peuple ? On vote pour un dirigeant conservateur à poigne qui guide le pays (Le Pen) ? Ou bien on songe sérieusement à se débarrasser d’une élite qui est là pour empêcher le peuple de se déterminer lui-même et pour participer à son appauvrissement ? Cet article est extrait du n°4 de Frustration “La Preuve que nous ne sommes pas en démocratie”.

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Passer de l’économie capitaliste à l’économie coopérative

démocratiqueLes défenseurs de la compétitivité et des politiques de réduction des droits des salariés s’appuient sur le fait qu’il n’y aurait qu’un seul modèle économique qui imposerait donc une seule bonne solution. Or, ce n’est pas le cas : l’alternative existe déjà, c’est l’économie coopérative, celle où la finalité des entreprises change: il ne s’agit plus de générer du profit pour des personnes et institutions extérieures mais d’assurer les revenus et les conditions de travail des salariés, devenus patrons. Nous exposons ici toutes les heureuses conséquences d’un tel changement, aussi du point de vue social que du point de vue de l’efficacité économique, dont les libéraux n’ont décidément pas le monopole. Ce qui suit est issu de notre n°3 “Pour l’économie démocratique”.

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L’entreprise capitaliste est un frein au développement économique

démocratiqueLes défenseurs de la Loi travail insistent beaucoup sur la nécessité pour les patrons d’être serein, même si cela se fait au détriment des droits fondamentaux des salariés. Quand des dirigeants ont besoin, pour remplir leur mission, d’oppresser leurs subordonnés, alors ça veut dire qu’il est peut-être temps de changer de modèle. Le modèle de l’entreprise capitaliste est en bout de course, après deux siècles d’existence. Nous pensons même qu’il est un frein au dévelopement économique. Voici une partie de notre numéro 3 “Pour l’économie démocratique” :

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Pour l’économie démocratique : Rapport de la commission Frustration pour la libération de l’économie française

démocratiqueFace au pays qui va mal, au chômage, à la croissance en berne, il y a régulièrement des sommités mandatées par le gouvernement pour proposer un super plan pour s’en sortir. Le plus célèbre a été fait par la « commission Attali pour la libération de la croissance française ». Son mot d’ordre ? Pour réduire le chômage et élever le niveau de vie des gens il faut lutter contre les blocages, les lourdeurs et les archaïsmes de l’économie française. Ces freins se situeraient dans les secteurs qui ne sont pas encore complètement libéralisés et privatisés : transport, santé, éducation… Il faudrait donc les réduire et aller vers plus de concurrence, plus de libéralisme, là est la clef. Vraiment ?

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Les nouveaux domestiques: Comment la nouvelle économie numérique dresse les consommateurs contre les salariés

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« Le client est roi » était le mot d’ordre du nouveau management dans les années 90. Au nom de cet impératif, vendeurs, guichetiers ou encore hôtes d’accueil devaient se montrer souriants, prévenants, et mettre de côté leurs affects, encaissant sans broncher les humeurs de leurs clients. Du côté des consommateurs, on peut désormais se sentir un peu fier d’avoir pu négocier un smartphone avec son forfait, d’avoir réservé un billet d’avion à prix cassé, et, lorsqu’un produit est estampillé « satisfait ou remboursé ! », le fait de savoir qu’on pourra toujours gueuler en cas de déconvenue est presque une satisfaction (même si l’on sait qu’on n’en aura jamais le temps). Peu à peu, ces dernières décennies, il est devenu plus courant d’entendre quelqu’un se vanter d’avoir remis en place un vendeur de téléphone mobile pas assez réactif plutôt que d’avoir tenu tête à son patron. Car le « client roi » a créé le salarié soumis. Or, cela ne va pas s’arranger, car une nouvelle vague de management par la vénération du consommateur est en train de se mettre en place à mesure que l’économie du client roi se déplace sur Internet.

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