Conseil n°5 : Formez un collectif qui roule

« Les patrons ne doivent pas seulement faire preuve d’intelligence rationnelle et logique. Ils doivent aussi utiliser leur intelligence émotionnelle. Ils doivent recréer de l’envie en associant performance et plaisir. Ils doivent démontrer à leurs équipes qu’ils éprouvent du plaisir à travailler avec elles. Les salariés n’abandonnent pas leurs émotions à la porte de l’entreprise et ils ont besoin que celles-ci soient prises en compte. »

Olivier Bas, « Découvreur de talent », conseille les patrons français dans Le Figaro du 22 avril 2014

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Conseil n°4 : Méfiez-vous des instances officielles

« Regardez les entreprises qui s’en sortent, comme Renault qui embauche à nouveau, Orange ou Fleury Michon, elles pratiquent toutes ce dialogue social. Le dialogue est-il considéré comme un atout ou comme une épine dans le pied ? […] Nous voulons que tous les salariés aient une représentation collective, que les procédures de consultation soient plus efficaces pour améliorer le dialogue et que le parcours des militants soit valorisé »

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dans une interview au magazine Paris Match, 1er octobre 2014

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Mort aux réseaux

Preuve de son succès, le concept de « réseau » s’applique aujourd’hui aussi bien à la réussite professionnelle qu’à l’organisation de la révolte, à la poursuite de projets économiques, artistiques, politiques, urbanistiques, intellectuels ou encore à la promotion de notre « moi ». Si les révolutions arabes ont réussi, c’est grâce au « réseau » ; si vous lancez un « projet », quel qu’il soit, il devra passer par un « réseau » pour se financer et se promouvoir ; si les ambitieux modernes parviennent aux sommets de la société, c’est grâce à leurs « rencontres » et à leur talent à tisser leur « réseau » ; si vous êtes en quête de reconnaissance ou de réconfort, votre avatar numérique est là pour vous faire exister dans le « network » et c’est tout ce qui compte.

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Manuel du Combattant de l’Intérieur – Partie II

Revenu des petits livres rouges et des réunions de concertation, le combattant de l’intérieur sait que l’élite ne se combat pas uniquement dans les idées mais aussi partout où elle impose sa loi, notamment au travail. Dans un monde où les collectifs salariés ont été quasiment anéantis et où partout la rhétorique des possédants règne, il peut rétablir la solidarité là où règne le chacun-pour-soi encouragé par les nouvelles méthodes de management. Là où règne l’opacité sur les budgets et les effectifs, il peut partager les informations pour réellement permettre débat et conflit. Le combattant de l’intérieur n’est pas un professionnel, il choisit de faire ce qui lui semble juste et il n’attend pas d’en avoir le titre. Il pratique donc l’insurrection au quotidien et non celle qui vient. L’indignation en acte et non en opuscule.

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Sortie du n°3 de FRUSTRATION le 21 février 2015

FRUSTRATION N°3 est sortie !

Disponible en librairie à partir de demain (pour l’Île de France) et lundi (pour ailleurs) et sur internet à partir de demain !

Au programme de ce numéro 3 (52 pages, 4.70€) :

Un article sur “l’économie démocratique” : nous nous sommes essayés à notre tour à dire ce qui n’allait pas dans l’économie Française, comme l’avaient fait avant nous Jacques Attali et Louis Gallois, et notre diagnostic diffère sensiblement de celui de nos deux brillants technocrates : il semblerait, selon nos analyses, que ce qui plombe notre économie ait plus à voir avec le coût du capital qu’avec le coût du travail, et que nos grands chefs d’entreprise handicapent lourdement nos performances ! La solution ? L’économie démocratique.

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, nous vous avons préparé un article sur les impôts. Car depuis quelques années, les riches ont su rallier à leur causes de fraudeurs fiscaux planqués des gens qui n’ont rien à voir avec leur combat mais qui les rejoignent autour du mécontentement fiscal. On vous donne donc 5 bonnes raisons d’aimer payer les impôts, à condition toutefois qu’on change deux-trois choses dans la manière dont ils sont répartis. Oh, des broutilles, comme par exemple organiser une “terreur fiscale” contre les riches.

Les riches qui tentent, comme Bernard Arnault, de passer à la postérité en construisant de gros musées d’art contemporain avec la bénédiction des politiques et des journalistes ne seront pas laissés en paix avec notre article suivant, consacré à la fondation Louis Vuitton tout juste inaugurée.

Dans un autre registre, ce numéro abordera la question des inégalités entre hommes et femmes sous l’angle du virilisme. L’identité masculine dont Zemmour et ses amis déplorent la perte se porte bien, merci, et il est temps de la dénigrer avec la même force que lorsque les féministes ont attaqué les clichés de la féminité.

Enfin, nous parlerons d’une institution qui fait régulièrement l’objet de débats “sociétaux” ou “républicains”, l’école, et nous montrerons que son problème n’a rien à voir avec la perte du respect mais qu’elle est utilisée par la bourgeoisie à son bénéfice, engendrant d’énormes inégalités dont le peuple paye le prix. Il est grand temps de mettre fin à ce scandale d’Etat pour avoir une école réellement égalitaire.

Frustration va donc vous aider à passer l’hiver à la chaleur d’une critique enflammée et dans la perspective du rallumage de quelques bûchers.