LE “MÉLENCHON BASHING”, RÉVÉLATEUR DU MONDE IDÉOLOGIQUE DES JOURNALISTES

Que l’on aime ou pas le candidat aux législatives et ex-candidat aux élections présidentielles pour la France Insoumise, force est de constater qu’il fait l’objet depuis au moins mi-avril d’une campagne de décrédibilisation sans précédent par sa durée et la diversité des moyens employés par les rédactions pour la mener.

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Météo des neiges, télévision de riches : Enquête sur le monopole des classes supérieures sur la télévision

Chaque hiver, à partir de début décembre, la « météo des neiges » succède à la météo normale. Celle-ci est un incontournable des télés et radios, et sans doute la séquence où les spectateurs sont le plus attentifs. Quel temps fera-t-il demain chez nous, mais aussi la température la plus basse à Aurillac et le soleil en Corse, évidemment ! Ce programme, instructif sur le plan géographique, est aussi le plus égalitaire qui soit : même si nous n’avons pas tous un quotidien soumis aux aléas de la météo, tout le monde cherche à savoir quel temps il fera. Rien de tel avec la météo des neiges : tout aussi présente que le programme conventionnel, elle renseigne sur le niveau d’enneigement des pistes de ski en montagne, ciblant quatre à six stations par massif montagneux. Le raisonnement qui sous-tend la mise en place de ce programme doit sans doute être le suivant : c’est l’hiver, les vacances scolaires de Noël et de février, donc « les gens » partent au ski. L’été à la plage, l’hiver au ski, le printemps en Bretagne, non ? Eh bien non. Deux tiers des Français ne partent pas du tout en vacances l’hiver et seulement 8 % d’entre eux vont skier au moins une fois tous les deux ans. Et la moitié des effectifs de ces vacances sont cadres ou professions intellectuelles supérieures [1].

Alors pourquoi la météo des neiges est-elle programmée à une heure de grande écoute ? C’est parce que la télévision montre beaucoup plus de membres de la classe supérieure que de gens des classes populaires. On entend souvent dire que la télévision serait un organe de propagande du gouvernement ou le temple de la bêtise ou du consumérisme. Mais ce qui saute aux yeux d’abord c’est qu’elle fait des membres de la classe supérieure la référence obligée de tous les autres. Cette surreprésentation a des conséquences sur nos perceptions de la société – elles contribuent par exemple à notre méconnaissance des inégalités : ces couples de cadres avec trois enfants et une grande maison comme ceux du programme court « Parents mode d’emploi » sur France 2 deviennent la norme du « Français moyen » alors qu’ils font de fait partie des classes supérieures.

Mais cela a aussi des conséquences politiques : sur chaque sujet, ce sont d’abord des membres de la petite ou moyenne bourgeoisie qui s’expriment, donnant leur point de vue comme valant pour tous les autres et contribuant à valider certaines réformes et décrédibiliser certains mouvements sociaux. On interroge ainsi beaucoup plus souvent des entrepreneurs que des salariés pour parler des vertus d’un rétrécissement du code du Travail. Pourquoi cette domination des classes supérieures à la télévision et comment en sortir ?

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Frustration n°9 (n°1 en kiosque) sort cette semaine !

Frustration n°9 est une nouvelle formule pour notre magazine, plus qualitatif et plus adapté à la vente en kiosque : plus long (64 pages contre 48 précédemment), comportant plus d’articles et surtout intégralement en couleurs !

Il a été envoyé aux abonnés et donateurs mardi 21 février, pour une arrivée dans leurs boîte aux lettres jeudi 23 février.

Il sera disponible dans 2800 marchands de presse en France (Kiosque, maison de presse, Relay…) vendredi 24 février. Nous mettrons en ligne une carte vous permettant de localiser le point de vente le plus proche de chez vous.

Il sera distribué en librairie la semaine prochaine, à partir du lundi 27 février.

Le 28 février, il sera disponible en achat en ligne sur notre site web.

Le plus rapide moyen de le recevoir est, en attendant, de vous abonner, par ici !