Qui est l’élite au pouvoir ? – Montrer le vrai visage des puissants

« Je suis candidat pour parler du quotidien des Français, pas pour être le représentant d’une petite élite pour qui tout va bien, cette élite si puissante dans la sphère administrative et médiatique et si minoritaire dans le pays. Cette élite, elle ne prend pas le métro, elle voit les trains de banlieue en photo, elle regarde avec une larme à l’œil les collèges de ZEP. Cette élite-là, elle n’a jamais mis les pieds dans les exploitations agricoles au bord du gouffre même si elle aime avec son panier, en osier, aller acheter des œufs frais, le matin chez la fermière. »

Hélas, le triste Sarkozy n’est pas le seul homme politique à se faire le porte-parole du peuple contre cette « petite élite ». Aux États-Unis, le président Donald Trump a joué cette partition pour se faire élire, lui qui possède pourtant des milliards et un building à son nom en plein Manhattan. Le candidat Emmanuel Macron se décrit quant à lui « anti-système », or il est pleinement issu du monde des hauts fonctionnaires qu’il prétend combattre et réside au Touquet-Paris-Plage, haut lieu de villégiature de la grande bourgeoisie parisienne.

L’opportunisme de ces politiciens est sans limite. Ils savent que les populations des grands pays capitalistes comme le nôtre sont vent debout contre la concentration des richesses entre quelques mains, l’augmentation des inégalités et la déconnexion croissante entre les dirigeants et le reste de la société. Mais les Sarkozy, Macron et autres Le Pen feignent de croire que cette colère n’est pas tournée contre eux. Ils se travestissent en membres du peuple et donnent une définition de l’élite qui les en exclut de fait : l’élite ce serait « les bobos des centres-villes », ou bien « les journalistes » ou encore « les fonctionnaires » (enseignants, cheminots) et les membres de professions réglementées comme les taxis, régulièrement taxés de « rentiers », rien que ça. D’autres choisissent, comme le candidat François Hollande en 2012, de blâmer « les marchés » ou « la finance », celle qui n’a « pas de nom, pas de visage, pas de parti », façon de s’excuser d’avance de ne rien faire contre cet ennemi imaginaire qui compte pourtant au Parti socialiste de nombreux alliés [1].

Face à ces procédés visant à épargner les vrais responsables, Internet regorge de contre-théories qui donnent une vision bien particulière de la vraie nature de l’élite et n’aident en rien à y voir plus clair : les juifs, les francs-maçons ou tel ou tel lobby pris isolément deviennent les cibles idéales de tous ceux qui souhaitent détourner l’exaspération de la population vers un groupe restreint. Face à ces dérives, beaucoup finissent par dire que parler d’une élite serait le propre de l’extrême droite et du complotisme, et qu’il faudrait donc éviter le sujet [2]. Au milieu de ce flou, les vrais puissants sont épargnés et continuent à étendre leur règne sur nos vies.

Car cette « petite élite » dont parlait Nicolas Sarkzoy en octobre dernier existe bel et bien. Il le sait d’ailleurs parfaitement puisqu’il en a été le meilleur candidat pendant une bonne décennie : il a été d’abord son jeune poulain fougueux à son arrivée au gouvernement Chirac en 2002, puis son digne et efficace représentant durant sa présidence, avant de devenir un cheval de retour décrédibilisé, remplacé par Hollande, esseulé à son tour cinq ans plus tard. Car heureusement, les gens ne sont pas dupes et se rendent bien compte que, derrière les politiques si semblables des partis au pouvoir, ce sont les intérêts des mêmes qui sont promus. Qui sont-ils, ceux pour qui nos présidents de tout bord s’échinent ? Qui fait partie de cette élite ? Qui sont ces puissants qui nous dominent et nous dirigent ? Il existe des critères clairs et simples pour les distinguer et Frustration vous donne les principaux.

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Reprendre notre sécurité en main : Pourquoi il ne faut pas faire confiance aux élites pour assurer notre sécurité

Vous aussi vous les voyez, ces incohérences qui se multiplient, ces gouvernants qui disent tout faire pour protéger le pays mais qui jouent encore à faire des mesures électoralistes après le massacre de 130 personnes en plein Paris ? Vous aussi vous trouvez ça louche que notre pays soit « en guerre » mais que nos gouvernants organisent la vente de milliers d’avions de chasse et d’armes de tout type au monde entier, y compris aux alliés de nos agresseurs ? Vous aussi vous ne savez pas ce que ça veut dire quand le Premier ministre nous dit de nous « tenir prêts » à une nouvelle attaque terroriste mais qu’il ne nous donne ni informations ni moyens pour nous défendre ? Il nous semble que nous avons raison de ne pas faire confiance, en ces temps troublés, à l’élite qui nous gouverne. Nous avons réfléchi à des pistes concrètes pour que nous reprenions notre sécurité en main.

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Vivent les abstentionnistes !

Au premier tour des élections régionales, un Français sur deux s’est abstenu. En ajoutant les votes blancs et nuls, et ceux qui ne se sont pas inscrits, 58 % des gens n’ont pas voté pour les partis en lice. Durant l’entre-deux tours, ces millions de personnes, dont nous faisons partie, ont été insultés sur les réseaux sociaux, condamnés par une grande partie des chroniqueurs radios et des éditorialistes de la presse écrite, quand ils n’étaient pas décrits comme une masse perdue et qu’il fallait ramener vers la lumière de la démocratie. Mais qui tient le plus à la démocratie ? Ceux qui se méfient des partis politiques, de leurs alliances, leurs guerres de postes, leurs fausses promesses et beaux discours ? Ou ceux qui soutiennent encore et toujours qu’on a bien de la chance de pouvoir voter pour nos chefs ? Dans la période sombre que nous vivons, où les élites économiques gagnent chaque jour du terrain, où le peuple perd chaque mois des revenus et des droits, l’abstention est le seul signe d’espoir, le signe que le peuple n’est pas dupe du jeu malsain qui se joue contre lui. Pas étonnant que de plus en plus de citoyens soient tentés par l’abstention, et qu’une bonne partie de ceux qui votent encore ne le fasse plus qu’à reculons.

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Jeudi de la rage : l’élite adôôre la guerre

L’élite adore la guerre. Pas de traité de diplomatie dans cette chronique. Voyez comme toute la classe politique s’enivre de mots belliqueux, accompagnés comme d’habitude par leurs laquais, les journalistes qui eux aussi aiment ça, parce qu’ils ont hâte d’avoir de belles images à montrer. La France part en croisade contre la «  barbarie  »  aux côtés des Américains. Et nos médias sont unanimes pour s’en féliciter. Certains chipotent histoire d’avoir l’air moins béats. Ils s’inventent géopoliticiens à grands coups de cartes et de schémas en 3D. Mais personne ne semble questionner le principe même de cette guerre, le fond foireux de sa rhétorique.

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Depuis le n°0 : Opposer la rage à l’indignation

Contre la fausse paix qu’on nous vend

Ni la bêtise, ni l’ignorance des masses ne font tenir l’ordre de l’élite. Si ses membres parviennent à se faire une légitimité, à prouver qu’il y a de bonnes raisons qu’ils soient là, au pouvoir, ce discours tient rarement la route à la longue. Qu’est-ce qui le fait tenir alors, cet ordre ? L’appel au calme.

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