Frustration n°11 : Première manche du macronisme : 1-0 pour les riches

Le 25 août est sorti notre numéro d’automne ! Tiré à 10 000 exemplaires, il est disponible dans toutes les villes de France, en kiosque, maison de presse et Relay (Pour trouver le plus proche de chez vous, entrez votre code postale sur ce lien : http://web2store.mlp.fr/produit.aspx…)

En attendant que la colère du peuple ne monte et que les centrales syndicales sortent de leur torpeur coupable, ce numéro a été écrit pendant la première manche du règne de Macron, celle où notre camp a enregistré déjà nombre de défaites, et où celui des riches s’est vu récompensé de son soutien sans faille au candidat heureux de cette année électorale.

Poursuivant notre projet de mise en mots des expériences individuelles et collectives de frustration face à l’injustice et à l’hypocrisie de notre société faussement démocratique et où chacun aurait soit disant sa chance à saisir, nous avons réunit pour ce numéro une équipe de 13 personnes, rédactrices, illustrateurs, relectrices, éditeurs, pour :

– DRESSER LE PORTRAIT DE LA FAMILLE MULLIEZ : Ce clan familial possède la majeure partie des enseignes de distribution française, et se pare de la vertu et du patriotisme dont le patronat français bien de chez nous aime se targuer. La réalité est pourtant tout autre.

– EN FINIR AVEC LE MYTHE DE LA “RÉVOLUTION TECHNOLOGIQUE” qui exigerait qu’on renonce à notre droit du travail : Depuis qu’il est clair que la casse du Code du travail ne crée pas d’emploi (puisqu’on la pratique en vain depuis plus de 20 ans), le nouvel argument massue pour justifier les régressions actuelles est que “le numérique voudrait ça”. De Fillon à Hamon, cette idée reçue a fait son chemin et il est plus que temps de lui tordre le cou.

– DÉMONTRER QUE L’ORGANISATION DES JEUX OLYMPIQUES A PARIS EST UNE CATASTROPHE : Un nouveau souffle pour notre pays ? Une chance pour la région parisienne ? Des milliers de création d’emploi ? Que dalle : les JO sont un très bon plan pour générer des profits pour les grandes entreprises et mettre au pas des villes entières. Ils doivent être combattus sans relâche.

– ALLER A LA RENCONTRE DES JEUNES EUROCRATES stagiaires à Bruxelles, et réaliser que leur europhile béate et naïve se double d’une défiance certaine pour les peuples européens et d’une conception pour le moins pauvre de la démocratie, obstacle au grand rêve européen. Une élite formée à nous mépriser.

– REVENIR SUR L’AFFAIRE TAPIE-LAGARDE, ce long feuilleton auquel on ne comprend rien car nos médias sont rarement fichus de nous l’expliquer clairement. C’est chose faite dans cette chronique judiciaire limpide qui nous rappelle comment la ministre des finances et actuelle directrice du FMI a fait perdre au contribuable des millions d’euros. Un crime impuni

– POURSUIVRE LA RÉFLEXION SUR NOTRE MODE D’ALIMENTATION avec deux interviews : L’une sur la notion de désobéissance alimentaire ou comment renoncer aux plats surgelés pour retrouver sa souveraineté, l’autre sur l’aide à l’installation des paysans et la promotion d’une agriculture respectueuse de l’environnement et de notre santé. Les œufs contaminés ne sont pas notre seul horizon.

– MAIS AUSSI : Revenir sur l’Histoire de la fonction présidentielle et se rendre compte que non, les Français n’ont pas “toujours eu besoin” d’un homme fort qu’on met en scène, s’intéresser à la façon dont des artistes cherchent à mettre en valeur la “France d’en bas” sans trop chercher à creuser les causes de l’exploitation et de la misère, décrire ce que compte faire le gouvernement de notre système social, à travers une explication de nos fiches de paie et enquêter sur le programme “young leaders”, une sorte de camp d’été américain pour forger une oligarchie soudée et où sont passés notamment Macron et Villani, la “team rocket” du capitalisme français.

Ce numéro compte plus d’articles et a rassemblé une équipe plus grande que tous les numéros précédents. Il vise à emmener nos lecteurs toujours plus loin dans l’appréhension du conflit de classe dans lequel nous évoluons, et il est destiné à tous les publics : Nous continuons à exercer une vigilance constante sur la lisibilité de nos articles, dont la lecture ne réclame aucun prérequis en terme de références littéraires, de connaissance d’un petit milieu militant ou intellectuel, de positionnement politique gravé dans le marbre. A Frustration, les portes de la critique sociale sont ouvertes à tout-e-s !

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Dans la tête des bourgeois : Le sentiment de supériorité des classes supérieures vu par trois romans

Les rapports de classe sont un thème récurrent de la littérature française, qui participe parfois de nos perceptions de la société. Germinal, le roman d’Émile Zola, est devenu l’image même de la classe ouvrière victime du capitalisme. Les romans de Balzac ont mis en scène la petite bourgeoisie montante, opportuniste et mesquine, au point qu’être un « Rastignac » est devenu une expression autonome dans la langue française. Mais ces références sont datées et on a beau jeu de dire que depuis le xixe siècle les choses ont changé et que la lutte des classes est morte avec Balzac et Zola. D’où l’intérêt pour nous de nous pencher sur les livres, les films et les productions culturelles contemporaines : comment y sont décrites les classes sociales et les rapports de domination ? Est-ce que certaines productions peuvent nous aider à comprendre la vie des autres ou retrouver la nôtre, que l’on soit grand bourgeois ou ouvrier aujourd’hui ? Pour ce numéro, trois romans publiés en 2016 et 2017 ont été choisis car ils décrivent de l’intérieur la bourgeoisie française contemporaine, cette classe dominante dont les pouvoirs ne cessent de croître avec la montée des inégalités. Pour en saisir les contours, nous disposons de statistiques, de travaux sociologiques[1], mais pour toutes celles et ceux qui ne la fréquentent pas, ni ne la rencontrent, il est difficile de se figurer ce qui se passe dans sa tête, face à la société en ébullition qu’elle domine. Ces trois romans nous aident à y voir plus clair.

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Depuis quand le train n’est-il plus un service public ?

« Vivement que la SNCF soit mise en concurrence », voilà la rumeur qui s’élève dans les wagons dès que le train a un quart d’heure de retard. Les consommateurs intransigeants qui ont la haine du service public chevillée au corps vont être exaucés en 2020 pour le TGV et en 2023 pour les Intercités et TER quand d’autres compagnies, privées elles, pourront faire circuler leurs trains sur les rails de France, dont l’entretien restera évidemment à la charge du contribuable. Ce sera l’entrée en application des « paquets ferroviaires » (ensembles de directives européennes) devant assurer un accès « transparent et non discriminatoire » au réseau.

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Propagande autoritaire VS propagande “démocrate”

A droite, l’Obs légendait ainsi, en avril 2014, une des nombreuses photos où le président russe se la raconte : “Vladimir Poutine se livre régulièrement à des opérations de com’ visant à lui donner l’image d’un surhomme.”, le tout accompagné d’une interview d’un chercheur expliquant les ressorts de la propagande de l’ogre du grand est.

A gauche, une brève dans le genre brosse à reluire auquel l’hebdomadaire nous a habitué depuis que son poulain est devenu président de la République : Quelques lignes, nul interview critique, et une légende dégoulinante de complaisance, qui nous explique que Macron “a encore donné de sa personne en revêtant un uniforme de pilote de l’armée de l’air, sous l’air amusé des militaires. Une com’ bien à lui.”

Une “com’ bien à lui”, et non “une propagande classique pour les chefs d’Etat autoritaires, qui ressemble fort aux photos de Vladimir Poutine que nous vous montrions il y a trois ans et qui doit nous questionner sur Emmanuel Macron”.

Une telle différence de traitement n’a rien d’étonnant. Pour l’Obs, son éditocratie et ce qu’il reste de son lectorat, l’autoritarisme et la propagande c’est toujours l’Autre. C’est Poutine, c’est Marine Le Pen, c’est (car ils n’ont peur de rien) Jean-Luc Mélenchon. Pas un bourgeois bien rasé venu de leur camp.

Les brosses à reluire de l’Obs et leurs confrères ne sont que des démocrates de posture. Ils défendent la démocratie quand ça les arrange, pour discréditer un adversaire ou pour se mettre en scène, de temps en temps, dans le camp des gentils.

Pour nous, démocrates à plein temps, les simagrées de Macron sont autant de crachats lancés à la gueule du peuple qui n’a pas voté majoritairement pour lui, et les torchons du genre de l’Obs sont uniquement bon à allumer un barbecue ou faire sécher l’intérieur de chaussures détrempées par une trop longue manifestation sous la pluie. Une du genre que nous leur opposerons à tous ces enfoirés, et ce, dès septembre.

Le monde de bisounours de Muriel Pénicaud

 

A l’Assemblée Nationale, la ministre du travail a tenu à rassurer les députés insoumis qui dénonçaient un arbitraire plus grand dans les entreprises, au profit du patronat, grâce à la prochaine réforme du Code du travail : Mais enfin, l’entreprise est une “communauté humaine” avec un objectif de “progrès économique et social” enfin, pas un “lieu systématique de conflit” !

Les entreprises avec leurs morts accidentés du travail, leurs harceleurs, leurs burn out, leurs maladies professionnelles, leurs plans de licenciement, ont un objectif de “progrès économique et social” ? Aucun chef d’entreprise n’irait défendre sérieusement une chose pareille, car les patrons savent bien que leur objectif est de générer du profit pour les créanciers et les actionnaires. Alors pourquoi la ministre nous raconte-t-elle cette fable ?

Parce que les puissants adooorent se raconter des histoires sur leur domination, le plus souvent pour la nier : Nooon, il n’y a pas de domination masculine, d’ailleurs les hommes subissent le joug des femmes et des homosexuels, comme l’explique Zemmour. Nooon, il n’y a pas d’élus corrompus qui s’enrichissent sur notre dos, les députés peinent à épargner avec leur 7500€ net qui leur permet à peine de vivre. Nooon, il n’y a pas de domination dans l’entreprise, salariés et employeurs pratiquent le “dialogue social”, syndicats et patronat sont des “partenaires sociaux” et d’ailleurs il n’y a plus d’ouvriers, mais des “opérateurs”.

La classe bourgeoise peut compter sur un bataillon d’éditorialistes, de chroniqueurs et d'”experts” pour répéter ces idioties qui n’ont pas le moindre rapport avec la réalité, et traiter sans complexe les autres “d’idéologues” et de “manque de pragmatisme” quand ils parlent de lutte des classes.

Pourquoi ont-ils recours à un tel travestissement, quasi pathologique, de la réalité ? Pour pouvoir se regarder dans la glace, comme les dames patronnesses qui, dans “Germinal” de Zola, viennent visiter les corons et disent en repartant qu’après tout on y vit si bien, “de vraies maisons de poupée” ? On imagine que c’est un peu le cas pour Muriel Pénicaud, cette ancienne DRH qui a du se chanter des berceuses de cet acabit pour mener en toute bonne conscience le management agressif des grandes entreprises pour lesquelles elle a travaillé.

Mais il s’agit surtout d’une stratégie d’enfumage visant à améliorer le contrôle de la bourgeoisie sur nos vies, en niant ses modalités: Alors que le mouvement ouvrier a passé un siècle a mettre en mot la domination que chacun subissait dans son coin, les partisans du néolibéralisme veulent nous y ramener en invisibilisant la violence qu’elle constitue.

Cette stratégie a porté ses fruits durant plusieurs décennies, faisant croire aux Français qu’ils faisaient tous partie de la classe moyenne et que la souffrance au travail était affaire de névrose et d’anxiolytique plutôt que de conflit de classe et de réunion syndicale. Elle a été portée aux nues par Emmanuel Macron durant sa campagne, avec ses termes flous et anticonflictuels (la “société civile”, le “en même temps”…) et sa foutue bienveillance, qui cachait l’appétit de pouvoir de notre nouveau monarque.

Mais elle a vécu, et désormais ce genre de phrase passe au mieux pour une blague, au pire pour une insulte. Il est grand temps de faire cesser cette farce.

Comment des journalistes inventent la popularité de Macron

Devenu président à l’issu d’un second tour à l’abstention record, et gouvernant grâce à une majorité représentant à peine 17% du corps électoral, Macron ne connaît pas “l’état de grâce” qui permet traditionnellement aux présidents de la Vème de faire passer le gros de leurs réformes avant de devenir des monarques contestés et détestés. C’est bien embêtant, car en matière de réformes d’enfoirés, le président et ses amis ont prévu de nous sortir le grand jeu, et il va s’avérer compliqué si “les Français” ne font pas l’effort d’adhérer six mois à sa propagande. Heureusement, la presse est là pour prêter main forte. Le président n’est pas populaire ? Qu’à cela ne tienne, on va dire qu’il l’est quand même.

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On préfère n’être “rien” avec vous que de “réussir” avec eux

Ainsi donc il faudrait devenir des gens qui “réussissent”, ces fameux “entrepreneurs” qui “prennent des risques” pour “innover”, par crainte de n’être “rien” ? N’inversons pas les choses Monsieur le président :

Qui prend des risques dans ce pays ? Des fils et filles à papa qui, pour pouvoir lancer leur “start up”, sont dans l’écrasante majorité des héritiers ? Ces gens qui, une fois leur affaire montée, la vendent à Facebook ou Apple et récupèrent le pactole ? Ces gens qui, si leur affaire échoue, la mettront en dépôt de bilan et passeront à autre chose pendant que les travailleurs embarqués dans l’histoire se retrouveront sur le carreau ? (C’est ce qui est arrivé aux coursiers de Take Eat Easy qui se retrouvèrent sans job du jour au lendemain pendant que leurs ex-patrons partaient en vacances pour se remettre de leurs émotions: http://www.frustrationlarevue.fr/lesprit-coursier-contre-l…/)

Qui “innove” ? Des gens qui créent, comme les start uppers de la “Station F”, de nouvelles applis et surtout de nouveaux besoins, nous ramenant sans cesse à notre appétit consumériste plutôt que de permettre à la société d’avancer dans un monde aux ressources limitées ?

Ceux qui prennent de gros risques dans ce pays sont les travailleurs qui bossent de nuit ou en horaires changeants, qui ruinent leur santé et risquent l’infarctus. Ce sont les travailleuses qui subissent le management par la terreur, “innovation” de bande d’enfoirés qu’il faudrait acclamé, et qui engendre burn out, dépression, souffrance au travail. Ce sont celles et ceux qui subissent le chômage et la précarité et qui tentent pourtant de continuer à se battre pour eux et leurs proches. Ce sont les migrants qui traversent la méditerranée pour se sauver de la guerre et de la misère. Pas les bourgeois qui ont tout depuis un siècle et qui veulent nous faire croire qu’ils en chient à cause de nous.

Ceux qui innovent ? Ce sont celles et ceux qui se demandent comment se débarrasser du règne des riches, de leur modèle économique socialement nuisible et écologiquement destructeur, et celles et ceux qui se demandent comment vivre de façon solidaire et écologiquement viable. Pas ceux qui veulent l’étendre à l’infini, au mépris de toute valeur et de toute réalité, pour leur poche et celles de leur classe.

Se faire traiter de “rien” par des gens aussi mesquins et nuisibles, c’est un compliment.

L’intelligence supérieure de Macron, un mythe de plus

La pâmoison médiatique et politique autour d’Emmanuel Macron s’est reposée sur plusieurs mensonges, comme l’extrême “nouveauté” de son programme ou son originalité radicale. Ces points ne tiennent pas la route deux minutes puisqu’une réforme telle que celle du Code du travail n’est que l’aboutissement d’un processus durable de remise en cause du modèle social français depuis trente ans, remise en cause dont Macron n’a clairement pas la paternité.

L’autre mythe régulièrement utilisé par l’appareil propagandesque du président (composé du parlement, de l’Elysée, de l’Obs, de l’Express et de BFM et France Info, on s’excuse auprès de ceux qu’on oublie) est celui qui affirme que le monarque est dotée d’une intelligence supérieure, caractérisée par une finesse ultime et un grand sens de la nuance et prouvé par son service d’assistant auprès du “grand philosophe Paul Ricoeur”.

On nous raconte souvent que cette intelligence se nicherait par exemple dans la pensée du “en même temps” : En même temps de droite, en même temps de gauche, en même temps intime, en même temps people, en même temps pour les patrons, en même temps pour les salariés.

Or, plutôt qu’un signe d’intelligence, ces éléments de discours sont un signe de bêtise : La bêtise des bourgeois qui pensent que la société se résume à la lecture technocratique qu’ils en font, aux mythes auxquels ils sont biberonés depuis leur enfance (“Les Français aiment avoir un chef”), et qu’elle peut être gérée “comme une entreprise”, parce que composé d’une masse d’individus aux intérêts convergent.

Cette pensée simpliste, naïve et signe des bourgeois qui aiment voir le monde de la façon la plus avantageuse pour leurs intérêts se traduit de plus en plus ouvertement dans une politique autoritaire, butée et acharnée, celle d’une classe supérieure qui veut restaurer ses droits au mépris des conséquences pour les pauvres et précaires, et dont la grandeur d’âme tolère qu’on prive des migrants d’eau potable.

L’Elysée doit savoir que cela commence à se voir, et le président a tout intérêt à ne plus l’ouvrir pendant que ses ministres feront le sale boulot de mettre la société au pas.

De notre côté, refusons le mythe de l’intelligence des puissants : c’est à leur bêtise et à leur égoïsme que nous devons la violence de la société actuelle, et tous ces amateurs de dîners à la table des puissants en sont responsables, qu’ils soient énarques, polytechnicien, diplômés en philosophie ou médaillé Fields.

 

Programme Young Leaders : incubateur d’oligarchie pour Macron et ses amis

Ces derniers mois, Macron a fait plusieurs voyages emblématiques aux États-Unis. Dès le début de l’année 2016, Emmanuel Macron passe ses troupes et ses soutiens en revue, de l’autre côté de l’Atlantique. Alors ministre de l’Économie, il passe notamment par Las Vegas. Cet événement organisé par Business France, dont l’ancienne présidente est aujourd’hui ministre du Travail, a mené à des perquisitions mardi 20 juin 2017 au siège du groupe publicitaire Havas et de l’agence nationale Business France sur ordre de l’Inspection Générale des Finances, dans le cadre d’une enquête préliminaire pour « favoritisme, complicité et recel de favoritisme ». Quasiment un an plus tard, Emmanuel Macron, cette fois candidat officiel, visite New York car « la démocratie n’a pas de prix, mais elle a un coût. » Entre deux levées de fonds traditionnelles aux sommes astronomiques, Emmanuel Macron participe à un petit déjeuner anodin mais fondamental pourtant passé quelque peu inaperçu dans la presse française. Un article de Libération daté du 6 décembre 2016 nous indique sans plus d’analyse que Macron y a rencontré « une trentaine d’invités de la French-American Foundation lors d’un petit-déjeuner au Links Club de l’Upper East Side, un club de gentlemen golfeurs traditionnellement issus de l’ancienne élite bancaire de la ville. Emmanuel Macron est un “Young Leader” de la French-American Foundation, promotion 2012. »

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Frustration n°11 en préparation

Vendredi soir, nous avons tenu notre réunion de rédaction en préparation du n°11 de Frustration. Ce numéro de combat sortira fin août, pour accompagner par des enquêtes et des argumentaires la nécessaire offensive contre les immenses reculs dans lesquels le gouvernement veut nous entraîner.

De nouvelles et nouveaux contributeurs sont venues en renfort pour ce nouveau numéro, et l’équipe s’élargit de personnes qui ont décidé de faire de leurs frustrations des articles pour Frustration.

Vous aussi n’hésitez pas à nous envoyer des propositions d’articles, sous la forme d’un court résumé d’une demi-page, à l’adresse suivante : redaction@frustrationlarevue.fr