Depuis le n°0 : le Visage des Puissants

Tracer des frontières entre classes sociales

Mauvaise humeur matinale ? Maux de tête au travail ? Irritabilité ? Envie d’agresser des passants dans la rue ?
Vous avez essayé les vacances, mais ça n’a pas marché.
Vous avez essayé le psy, mais ça coûtait trop cher.
Vous avez essayé la philosophie, mais c’était trop chiant.
Vous avez essayé la musique, mais ça sonnait trop creux.
Et si vous souffriez de haine de classe ?
Et si vous subissiez une souffrance sociale ? Et si vous aviez envie que tout change ?
Oui, mais aux repas de famille, vous bafouillez. À la cantine du personnel, on vous traite de ringard. Vous ne trouvez pas vos mots.
Le chef c’est quoi ? Un capitaliste ? Un oppresseur du peuple ? Ou juste un gros con ? Et moi je suis quoi ?

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Depuis le n°0 : les Chiens de Traîneaux

Critiquer un discours d’autorité.

Pour eux, au xxième siècle, le tourisme de masse a fait son temps, il faut faire place au tourisme ‘‘responsable’’. Pourquoi font-ils autant impression ? Pourquoi ce silence religieux autour d’eux ? Pourquoi cette aura ? Et pourquoi finit-on par les trouver si insupportables Quand ils nous débitent leur : « Tu sais, là-bas, les gens… » ?

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Dear Europe, we are not sorry – 12 juin 2014

«Dear Europe, we are sorry».

Voici le genre de déclarations qu’on a pu lire dans la presse ou sur les réseaux sociaux le lendemain des élections européenes. Toute l’élite politico-médiatique y allait de son analyse catastrophiste, pour globalement dire la même chose : «les Français sont des cons nationalistes, ils n’ont rien compris au beau projet européen, une fois de plus». C’est une rengaine qui vise à mettre le citoyen face à la fausse alternative suivante : repli honteux ou ouverture libérale. Refusons ce jeu là.

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Le Salaire des rêves – 27 mars 2014

Dimanche 9 mars au soir, je m’installe devant la télévision. Sur le plateau, le journaliste trépigne déjà : Si là, vous pouviez sortir votre carnet de chèques et acheter quelque chose qui vous fait rêver. Ça serait quoi votre prochain investissement ? De quoi vous avez envie ? – Moi, je vais prendre mon carnet de chèques et je vais acheter M6 ! (rires).

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Chaque semaine, le JT vous explique pourquoi vous êtes des merdes, dans un pays de merde – 13 février 2014

Cette semaine, l’ensemble des journalistes a pu profiter de la visite présidentielle aux Etats-Unis pour nous rappeler la place que la France occupe dans l’univers : un pays de gros ringards, d’enfants gâtés et passifs, campés sur leurs privilèges quand le monde avance sans eux. L’objectif de ce dénigrement ? Démontrer la nécessité du changement libéral. En général, ça s’est passé ainsi :

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Sortie du n°1

Edito :

« Relax. Keep cool. No stress. Yes sir ». Si c’était là les mots doux que vous souhaitiez entendre, vous n’avez pas choisi la bonne revue. Détester les riches. Honnir les ambitieux. Combattre de l’intérieur. Ne pas laisser la dissidence à d’autres. Si c’était là les appels que vous souhaitiez recevoir pour vous redonner des forces, vous avez choisi la bonne revue. Si vous en avez assez d’entendre des discours dominants se gargariser, des pédagogies pour débiles être rabâchées, des fables dorées vous exclure en vous intimant d’admirer les élites bourgeoises, Frustration est là pour leur répondre.

Si vous pensez tout bas que le mérite par le travail, par l’École, par la création et la politique ne remplit plus ses promesses. Si vous observez du coin de l’œil que les héritiers, les médiocres et les opportunistes ont réduit à la portion congrue les miettes et la poudre aux yeux que jadis « l’ascenseur social » jetait, vous n’êtes pas fous. Vous n’êtes pas seuls. Frustration monte le son de la mutinerie dans vos têtes. Bienvenue dans ce numéro 1.

 

Sommaire :

  • Pourquoi il faut détester les riches : article argumentant en faveur d’une « haine des riches » décomplexée.
  • Manuel du Combattant de l’intérieur, tome 1 : article fournissant argumentaires et techniques pour désobéir à l’intérieur d’une entreprise ou d’une administration.
  • Des Ambitieux modernes : pamphlet contre les belles histoires que les journalistes nous servent sur les réussites des membres de la classe dominante.
  • Mainmise sur la dissidence : l’extrême-droite n’est ni antisystème, ni contre-culturelle. Notre dossier explique pourquoi toujours les ex ou futurs fachos seront du côté du capitalisme et de ses élites.
  • Chaque jour, le JT vous explique pourquoi vous êtes des merdes, dans un pays de merde : chronique de la propagande quotidienne.

 

 

68 pages d’articles

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