Comment l’élite fait le choix de l’inégalité des chances à l’école

L’École est sans cesse au cœur des débats « sociétaux » : elle devrait mieux inculquer les valeurs de la République aux jeunes des banlieues, mais aussi apprendre aux garçons et aux filles à ne pas développer des stéréotypes de genre, et puis encore sensibiliser tantôt aux bienfaits de la colonisation tantôt à ses méfaits. Au gré des évènements de l’actualité et des modes, le ministère de l’Éducation nationale publie une nouvelle circulaire ou lance une nouvelle réforme que les enseignants doivent appliquer illico. La dernière suscite un débat passionné sur les langues rares et les classes européennes qu’il faudrait préserver pour conserver notre « excellence ». Or, pendant qu’on ergote sur ces détails et que des intellectuels s’époumonent dans des tribunes pour sauver Cicéron et une école Républicaine qui n’existe que dans leurs fantasmes germanopratins, l’institution scolaire opère une sélection sociale drastique éliminant systématiquement les enfants de pauvres et permettant aux enfants de l’élite de gagner à tous les coups. Au nom d’un principe d’universalité, l’École ne donne pas aux enfants de milieux défavorisés les moyens nécessaires pour y réussir. Derrière le discours sur l’égalité des chances permettant aux plus intelligents et bosseurs de la Nation d’en devenir les leaders, l’élite fausse la compétition dès le départ et assure une avance confortable à ses rejetons dans la course aux diplômes. Tout ce que vous allez lire est tiré d’expériences et d’enquêtes scientifiques rigoureuses.

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Pourquoi la surveillance souhaitée par le gouvernement nous menace même si nous n’avons a priori « rien à nous reprocher » ?

Cette semaine, le Premier ministre en personne défend le projet de loi sur le renseignement, qui est débattu selon une procédure d’urgence à l’Assemblée nationale et qui a pour but de répondre aux attentats de janvier dernier en région parisienne. Après une période de flou sur le contenu de cette loi, on sait désormais avec certitude qu’elle va légaliser des pratiques de surveillance à l’usage des agences de renseignements (DGSE – sécurité extérieure ; DGRI – renseignement intérieur, anciennement « RG »…). N’importe qui en France pourra être écouté et ses données de communications (« métadonnées » : à qui nous parlons, combien de temps etc. mais aussi ce que nous consultons sur Internet, à qui nous envoyons des mails et des sms…) consignées. Ce qui avait fait scandale aux États-Unis quand un technicien de la NSA (National security agency), Edward Snowden, avait révélé l’existence d’un système de surveillance de masse, arrive désormais en France. En réalité, avoue le gouvernement, ces pratiques existaient déjà chez nos agences de renseignement. Il s’agit « simplement » de les légaliser.

Si les députés commencent à approuver bêtement, faisant le pari que les gens sont apeurés et prêts à tout pour se prémunir du terrorisme, la mobilisation s’installe parmi les associations et les spécialistes d’Internet. Pourtant, en dehors des cercles informés, cette loi ne semble pas non plus bouleverser tout le monde. Car à première vue, l’idée que le gouvernement surveille de manière systématique nos conversations téléphoniques ou notre usage d’Internet prête surtout à la blague ou à l’indifférence. Tant qu’on ne souhaite pas faire exploser une bombe quelque part, qu’est-ce que cela peut bien nous faire ? Que des journalistes d’investigation ou des militants s’inquiètent, pourquoi pas, mais pour ceux qui ne font rien de particulier, pourquoi est-ce un problème ?

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Actualité : La “gauche” n’est plus qu’un accessoire pour élites

labelPSLe verdict est tombé quelques heures plus tôt : “la Gauche” a été battue. Dans certains journaux, à la télé, beaucoup font alors grise mine. La défaite de la gauche c’est triste, parce que de très nombreux journalistes, artistes, intellectuels se disent “de gauche” et sont donc peinés d’une telle déconvenue. Nous aussi, pendant des années, une défaite de la gauche nous déprimait. Cependant pourquoi, ce lundi, nous ne parvenions pas à avoir les larmes aux yeux  ? Pourquoi, comme pas mal de Français, cela nous importe peu que la Gauche perde ou gagne ?

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La défiance monte : tant mieux ! – Épisode 1

À la montée de la défiance, les élites répondent par la transparence – Une mini-série en quatre épisodes

Il est aujourd’hui courant de croiser un journal titrant sur la crise qui affecte la « démocratie » française : une « crise de confiance ». Les médias s’affligent que les affaires d’abus de biens ou de détournements de fond à répétition défigurent toujours plus l’image de notre personnel dirigeant. Ils pointent qu’en attendant l’extrême-droite récupère les pots cassés en sifflant le vieux refrain du « tous pourris ». La réponse envisagée par les politiques au pouvoir, secondés par la société civile, est alors la suivante : le « principe de transparence ».

Épisode 1 : Que cachent les diagnostics de « montée de la défiance » ?

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Conseil n°5 : Formez un collectif qui roule

« Les patrons ne doivent pas seulement faire preuve d’intelligence rationnelle et logique. Ils doivent aussi utiliser leur intelligence émotionnelle. Ils doivent recréer de l’envie en associant performance et plaisir. Ils doivent démontrer à leurs équipes qu’ils éprouvent du plaisir à travailler avec elles. Les salariés n’abandonnent pas leurs émotions à la porte de l’entreprise et ils ont besoin que celles-ci soient prises en compte. »

Olivier Bas, « Découvreur de talent », conseille les patrons français dans Le Figaro du 22 avril 2014

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Conseil n°4 : Méfiez-vous des instances officielles

« Regardez les entreprises qui s’en sortent, comme Renault qui embauche à nouveau, Orange ou Fleury Michon, elles pratiquent toutes ce dialogue social. Le dialogue est-il considéré comme un atout ou comme une épine dans le pied ? […] Nous voulons que tous les salariés aient une représentation collective, que les procédures de consultation soient plus efficaces pour améliorer le dialogue et que le parcours des militants soit valorisé »

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dans une interview au magazine Paris Match, 1er octobre 2014

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