Jeudi de la rage : Les nouveaux gardiens de la galaxie

Comment un scénario catastrophe permet de mener une politique de classe

Face aux critiques sur leur politique, « L’important, disent les membres du gouvernement, c’est de garder le cap et lutter contre le fléau du chômage » et pour ça tous les moyens sont bons. Voici le synopsis du film catastrophe auquel adhèrent la plupart des journalistes. Alors même que son intrigue est nulle, ses effets spéciaux complètement ratés et qu’il cache la véritable entreprise de sous-traitance en faveur des riches à laquelle se livrent nos dirigeants, sous couvert de lutte sans merci contre le chômage.

Voici comment ça a fonctionné jusqu’à présent :

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Nouveau site web

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La rédaction de Frustration

 

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Compte-rendu du n°1 de Frustration par le Monde Diplomatique

Nous avons eu notre première recension, par le Monde Diplomatique, journal mensuel (« le journal de référence de tous ceux qui veulent comprendre le monde — mais aussi le changer »), présentant des analyses détaillées et souvent très instructives.

Voici ce qu’ils disent de notre numéro 1 :

« Quiconque frissonne de bonheur au son des bavardages courtois évitera d’acheter cette revue qui explique pourquoi « quand ça va mal, n’accusons pas le voisin, accusons le riche », élabore un manuel du combattant de l’intérieur (des entreprises) et attaque au burin le vernis contestataire de l’extrême droite. »

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Article à emporter : « Opposer la rage à l’indignation »

Extrait : « L’un des derniers remparts de l’élite contre sa propre remise en question, c’est alors le discours de pacification des rapports sociaux. C’est lui qui se trouve derrière tous ces insupportables glissements sémantiques. De «rapport de force salariés/patronat », on passe à « négociations entre partenaires sociaux », comme s’ils étaient à égalité. On ne parle plus de licenciements mais de « plans sociaux », tandis que la loi concoctée par le MEDEF et la CFDT pour flexibiliser le travail en France s’appelle « loi sur la sécurisation de l’emploi ». Puis, se multiplient les appels au calme, à la sérénité, aux débats dépassionnés et aux concertations en tous genre. » (Article issu du n°0 de Frustration, hiver 2013)

Télécharger l’article en PDF ici !

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Depuis le n°0 : Opposer la rage à l’indignation

Contre la fausse paix qu’on nous vend

Ni la bêtise, ni l’ignorance des masses ne font tenir l’ordre de l’élite. Si ses membres parviennent à se faire une légitimité, à prouver qu’il y a de bonnes raisons qu’ils soient là, au pouvoir, ce discours tient rarement la route à la longue. Qu’est-ce qui le fait tenir alors, cet ordre ? L’appel au calme.

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Depuis le n°0 : Contre l’entreprise

« Qu’est-ce que vous attendez les jeunes ? Entreprenez, montez votre boîte ! »

C’est le discours écœurant à la mode. Les patrons et les politiciens le tiennent à lon­gueur de journée. Un bon jeune est un jeune entreprenant. Et de multiplier les portraits fleuris de fringants jeunes petits entre­preneurs en herbe. ‘‘Entreprendre’’ est la réponse à tout. Le chômeur, l’étudiant, le Français doit entreprendre. Alors on en­cense un ‘‘entrepreneur dynamique’’ par-ci, et on envoie par-là des intervenants pour apprendre aux élèves ‘‘l’esprit d’entreprise’’ à l’école. La dernière lubie en date ? Une ‘‘école entrepreneuriat’’ est appelée de ses vœux par une ministre du gouvernement.

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Depuis le n°0 : le Visage des Puissants

Tracer des frontières entre classes sociales

Mauvaise humeur matinale ? Maux de tête au travail ? Irritabilité ? Envie d’agresser des passants dans la rue ?
Vous avez essayé les vacances, mais ça n’a pas marché.
Vous avez essayé le psy, mais ça coûtait trop cher.
Vous avez essayé la philosophie, mais c’était trop chiant.
Vous avez essayé la musique, mais ça sonnait trop creux.
Et si vous souffriez de haine de classe ?
Et si vous subissiez une souffrance sociale ? Et si vous aviez envie que tout change ?
Oui, mais aux repas de famille, vous bafouillez. À la cantine du personnel, on vous traite de ringard. Vous ne trouvez pas vos mots.
Le chef c’est quoi ? Un capitaliste ? Un oppresseur du peuple ? Ou juste un gros con ? Et moi je suis quoi ?

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Depuis le n°0 : les Chiens de Traîneaux

Critiquer un discours d’autorité.

Pour eux, au xxième siècle, le tourisme de masse a fait son temps, il faut faire place au tourisme ‘‘responsable’’. Pourquoi font-ils autant impression ? Pourquoi ce silence religieux autour d’eux ? Pourquoi cette aura ? Et pourquoi finit-on par les trouver si insupportables Quand ils nous débitent leur : « Tu sais, là-bas, les gens… » ?

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Dear Europe, we are not sorry – 12 juin 2014

«Dear Europe, we are sorry».

Voici le genre de déclarations qu’on a pu lire dans la presse ou sur les réseaux sociaux le lendemain des élections européenes. Toute l’élite politico-médiatique y allait de son analyse catastrophiste, pour globalement dire la même chose : «les Français sont des cons nationalistes, ils n’ont rien compris au beau projet européen, une fois de plus». C’est une rengaine qui vise à mettre le citoyen face à la fausse alternative suivante : repli honteux ou ouverture libérale. Refusons ce jeu là.

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Le Salaire des rêves – 27 mars 2014

Dimanche 9 mars au soir, je m’installe devant la télévision. Sur le plateau, le journaliste trépigne déjà : Si là, vous pouviez sortir votre carnet de chèques et acheter quelque chose qui vous fait rêver. Ça serait quoi votre prochain investissement ? De quoi vous avez envie ? – Moi, je vais prendre mon carnet de chèques et je vais acheter M6 ! (rires).

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