Actualité : La “gauche” n’est plus qu’un accessoire pour élites

labelPSLe verdict est tombé quelques heures plus tôt : “la Gauche” a été battue. Dans certains journaux, à la télé, beaucoup font alors grise mine. La défaite de la gauche c’est triste, parce que de très nombreux journalistes, artistes, intellectuels se disent “de gauche” et sont donc peinés d’une telle déconvenue. Nous aussi, pendant des années, une défaite de la gauche nous déprimait. Cependant pourquoi, ce lundi, nous ne parvenions pas à avoir les larmes aux yeux  ? Pourquoi, comme pas mal de Français, cela nous importe peu que la Gauche perde ou gagne ?

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La défiance monte : tant mieux ! – Épisode 1

À la montée de la défiance, les élites répondent par la transparence – Une mini-série en quatre épisodes

Il est aujourd’hui courant de croiser un journal titrant sur la crise qui affecte la « démocratie » française : une « crise de confiance ». Les médias s’affligent que les affaires d’abus de biens ou de détournements de fond à répétition défigurent toujours plus l’image de notre personnel dirigeant. Ils pointent qu’en attendant l’extrême-droite récupère les pots cassés en sifflant le vieux refrain du « tous pourris ». La réponse envisagée par les politiques au pouvoir, secondés par la société civile, est alors la suivante : le « principe de transparence ».

Épisode 1 : Que cachent les diagnostics de « montée de la défiance » ?

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Conseil n°5 : Formez un collectif qui roule

« Les patrons ne doivent pas seulement faire preuve d’intelligence rationnelle et logique. Ils doivent aussi utiliser leur intelligence émotionnelle. Ils doivent recréer de l’envie en associant performance et plaisir. Ils doivent démontrer à leurs équipes qu’ils éprouvent du plaisir à travailler avec elles. Les salariés n’abandonnent pas leurs émotions à la porte de l’entreprise et ils ont besoin que celles-ci soient prises en compte. »

Olivier Bas, « Découvreur de talent », conseille les patrons français dans Le Figaro du 22 avril 2014

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Conseil n°4 : Méfiez-vous des instances officielles

« Regardez les entreprises qui s’en sortent, comme Renault qui embauche à nouveau, Orange ou Fleury Michon, elles pratiquent toutes ce dialogue social. Le dialogue est-il considéré comme un atout ou comme une épine dans le pied ? […] Nous voulons que tous les salariés aient une représentation collective, que les procédures de consultation soient plus efficaces pour améliorer le dialogue et que le parcours des militants soit valorisé »

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, dans une interview au magazine Paris Match, 1er octobre 2014

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Mort aux réseaux

Preuve de son succès, le concept de « réseau » s’applique aujourd’hui aussi bien à la réussite professionnelle qu’à l’organisation de la révolte, à la poursuite de projets économiques, artistiques, politiques, urbanistiques, intellectuels ou encore à la promotion de notre « moi ». Si les révolutions arabes ont réussi, c’est grâce au « réseau » ; si vous lancez un « projet », quel qu’il soit, il devra passer par un « réseau » pour se financer et se promouvoir ; si les ambitieux modernes parviennent aux sommets de la société, c’est grâce à leurs « rencontres » et à leur talent à tisser leur « réseau » ; si vous êtes en quête de reconnaissance ou de réconfort, votre avatar numérique est là pour vous faire exister dans le « network » et c’est tout ce qui compte.

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Manuel du Combattant de l’Intérieur – Partie II

Revenu des petits livres rouges et des réunions de concertation, le combattant de l’intérieur sait que l’élite ne se combat pas uniquement dans les idées mais aussi partout où elle impose sa loi, notamment au travail. Dans un monde où les collectifs salariés ont été quasiment anéantis et où partout la rhétorique des possédants règne, il peut rétablir la solidarité là où règne le chacun-pour-soi encouragé par les nouvelles méthodes de management. Là où règne l’opacité sur les budgets et les effectifs, il peut partager les informations pour réellement permettre débat et conflit. Le combattant de l’intérieur n’est pas un professionnel, il choisit de faire ce qui lui semble juste et il n’attend pas d’en avoir le titre. Il pratique donc l’insurrection au quotidien et non celle qui vient. L’indignation en acte et non en opuscule.

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