Quatre vérités sur l’impôt

Le scandale des « Panama papers » révèle une fois de plus l’ampleur de l’évasion fiscale dans tous les milieux. Il s’agit donc d’une véritable pratique chez les gens qui ont du capital, pratique encouragée par leurs conseillers et leurs banques privées.
Mais cela ne doit pas cacher le scandale bien plus grand dont l’évasion fiscale fait partie : l’impôt est en train de devenir complètement injuste. Il joue de moins en moins son rôle de redistribution du haut vers le bas car il taxe PLUS les petits revenus que les hauts revenus : l’impôt sur le revenu est injuste car il taxe les revenus du travail et il est régressif (plus on gagne moins on paie), la TVA est injuste car elle taxe la consommation de tous et les impôts sur les entreprises sont injustes car les entreprises du CAC 40 sont taxées en moyenne à 8 % contre 28 % pour les PME. L’impôt est devenu un outil de plus de la domination de ceux qui détiennent le capital avec la bénédiction de la classe politique (« Ça suffit ! Trop d’impôt, selon la vieille formule, tue l’impôt et tue surtout la compétitivité de notre pays », Manuel Valls sur TF1 le 11 mai 2014).

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Pour l’économie démocratique : Rapport de la commission Frustration pour la libération de l’économie française

démocratiqueFace au pays qui va mal, au chômage, à la croissance en berne, il y a régulièrement des sommités mandatées par le gouvernement pour proposer un super plan pour s’en sortir. Le plus célèbre a été fait par la « commission Attali pour la libération de la croissance française ». Son mot d’ordre ? Pour réduire le chômage et élever le niveau de vie des gens il faut lutter contre les blocages, les lourdeurs et les archaïsmes de l’économie française. Ces freins se situeraient dans les secteurs qui ne sont pas encore complètement libéralisés et privatisés : transport, santé, éducation… Il faudrait donc les réduire et aller vers plus de concurrence, plus de libéralisme, là est la clef. Vraiment ?

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Le dernier des évergètes – A Bernard Arnault, la Nation reconnaissante

Dans la Grèce antique, un évergète était un notable qui faisait profiter de sa richesse à la collectivité. Avec la fastueuse ouverture de la Fondation Vuitton pour la Création, Bernard Arnault s’assure la reconnaissance éternelle de la Nation en exposant à la populace les trésors qu’il a accumulés au fil de sa vie. La démarche du patron du groupe de luxe LVMH s’inscrit dans une très longue tradition de bienfaiteurs. Ce que n’a pas manqué de souligner une journaliste du bien nommé magazine Luxe.net, d’après qui « l’inauguration du bâtiment l’année dernière en présence de Bertrand Delanoë a permis de souligner la volonté d’évergétisme du virtuose du capitalisme. » Parce que sa caverne d’Ali Baba est destinée à l’élite et à la basse-cour qui lui tourne autour, on se méfiera du discours bien-pensant qui recouvre les « ailes de verre » de la Fondation.

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Pourquoi aimer l’impôt

LES CINQ BONNES RAISONS DE NE PAS JETER LE BÉBÉ AVEC L’EAU DU BAIN

La haine de l’impôt est un sentiment qui se répand dernièrement comme une traînée de poudre. Le travailleur qui peine à boucler son mois et le rentier qui veut garder son or se rejoignent pour contester l’impôt. Par haine de l’impôt, nous nous retrouvons à faire preuve d’empathie envers des puissants qui seraient « spoliés » de leurs biens par l’État, et à voir les plus pauvres comme des « assistés ».

Cette mascarade a trop duré. Il est temps de rétablir quelques vérités sur la fiscalité. Vous payez vos impôts la mort dans l’âme ? C’est terminé : Frustration vous donne les cinq bonnes raisons de le faire avec entrain.

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Pourquoi refuser d’être des « vrais hommes »

Les conservateurs comme Éric Zemmour, Alain Soral et les membres de la Manif pour tous nous racontent que la société s’est dévirilisée, et qu’il faudrait restaurer le règne des vrais bonshommes pour résister à la crise morale et économique. Rien n’est plus faux : parents, médias et institutions apprennent toujours aux hommes à vouloir devenir des « vrais hommes », et cela nous nuit à tous, hommes ou femmes, homosexuels, bisexuels ou hétérosexuels, en tant qu’individus et en tant que collectif.

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Comment l’élite fait le choix de l’inégalité des chances à l’école

L’École est sans cesse au cœur des débats « sociétaux » : elle devrait mieux inculquer les valeurs de la République aux jeunes des banlieues, mais aussi apprendre aux garçons et aux filles à ne pas développer des stéréotypes de genre, et puis encore sensibiliser tantôt aux bienfaits de la colonisation tantôt à ses méfaits. Au gré des évènements de l’actualité et des modes, le ministère de l’Éducation nationale publie une nouvelle circulaire ou lance une nouvelle réforme que les enseignants doivent appliquer illico. La dernière suscite un débat passionné sur les langues rares et les classes européennes qu’il faudrait préserver pour conserver notre « excellence ». Or, pendant qu’on ergote sur ces détails et que des intellectuels s’époumonent dans des tribunes pour sauver Cicéron et une école Républicaine qui n’existe que dans leurs fantasmes germanopratins, l’institution scolaire opère une sélection sociale drastique éliminant systématiquement les enfants de pauvres et permettant aux enfants de l’élite de gagner à tous les coups. Au nom d’un principe d’universalité, l’École ne donne pas aux enfants de milieux défavorisés les moyens nécessaires pour y réussir. Derrière le discours sur l’égalité des chances permettant aux plus intelligents et bosseurs de la Nation d’en devenir les leaders, l’élite fausse la compétition dès le départ et assure une avance confortable à ses rejetons dans la course aux diplômes. Tout ce que vous allez lire est tiré d’expériences et d’enquêtes scientifiques rigoureuses.

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